Le contrôle technique des véhicules et des motos, dont le lancement est annoncé pour le lundi 10 août à Kinshasa, suscite déjà des critiques dans les rangs de l’opposition. Martin Fayulu estime que les modalités retenues par les autorités, notamment la fréquence et le coût de l’opération, risquent de peser lourdement sur les automobilistes et les ménages kinois.
Dans une déclaration publiée vendredi 7 août sur X, le président de la coalition LAMUKA s’interroge sur la pertinence d’un contrôle imposé deux fois par an. Il juge particulièrement élevé le montant annoncé, compris entre 30 et 80 dollars américains hors taxes, dans une ville où le pouvoir d’achat demeure limité.
Pour Martin Fayulu, le principe du contrôle technique peut se justifier s’il contribue réellement à réduire les accidents de la circulation. Il conteste cependant le rythme semestriel retenu par les autorités. « Le contrôle technique des véhicules à Kinshasa ressemble de plus en plus à une arnaque », affirme-t-il, estimant qu’une telle fréquence doit être justifiée par des données précises et objectives.
L’opposant à Félix Tshisekedi intervient alors que les ménages kinois se préparent également à la rentrée scolaire, période traditionnellement marquée par une hausse des dépenses familiales. Il estime que l’imposition de nouveaux frais dans ce contexte mérite une attention particulière de la part des autorités.
Martin Fayulu demande ainsi aux autorités de Kinshasa de réexaminer les modalités du contrôle technique, aussi bien en ce qui concerne sa fréquence que ses tarifs. Il réclame surtout des explications « chiffres à l’appui » sur les raisons ayant conduit à retenir deux contrôles par an et sur les éléments ayant servi à fixer les tarifs entre 30 et 80 dollars, hors taxes.
Au-delà de la controverse politique, le débat porte désormais sur l’équilibre entre sécurité routière, coût du service public et capacité financière des usagers. Le contrôle technique doit entrer en vigueur dans la capitale dès le 10 août, avec pour objectif affiché de renforcer la sécurité des véhicules circulant dans la métropole kinoise. Reste à savoir si les autorités répondront aux interrogations de l’opposition sur le coût et la fréquence de cette nouvelle obligation.
La rédaction de b-onetv.cd


