La mise en œuvre des Accords de Washington entre dans une nouvelle phase avec la volonté de Kinshasa et de Kigali de renforcer les dispositifs de suivi sur le terrain. Réunis à Genève les 12 et 13 août, les représentants de la République démocratique du Congo, du Rwanda, des États-Unis, du Qatar, du Togo et de l’Union africaine ont examiné les mécanismes destinés à assurer le respect des engagements sécuritaires souscrits par les deux parties.
À l’issue de cette sixième réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, deux initiatives ont été présentées. Les participants ont demandé aux États-Unis de les examiner et de formuler leurs observations avant la prochaine rencontre prévue en septembre.
Deux mécanismes au centre des propositions
Les propositions concernent principalement le mécanisme conjoint de coordination sécuritaire ainsi que le comité chargé du suivi du cessez-le-feu et du contrôle des mouvements de troupes le long de la ligne de contact. L’objectif est de disposer d’outils plus efficaces pour suivre les engagements pris dans le cadre des Accords de Washington, notamment en matière de cessation des hostilités et de mouvements des forces sur le terrain.
Ces mécanismes devraient également contribuer à améliorer la circulation de l’information entre les parties et à prévenir d’éventuelles violations susceptibles de fragiliser le processus.
Washington appelé à se prononcer
Les États-Unis, qui jouent un rôle central dans le processus, sont désormais appelés à examiner les deux propositions présentées à Genève. Leurs observations sont attendues lors de la prochaine réunion du Mécanisme conjoint de surveillance et de coordination (JSCM), annoncée pour les 16 et 17 septembre prochains.
Cette échéance devrait permettre de poursuivre les discussions et, éventuellement, de préciser les modalités pratiques de fonctionnement des nouveaux dispositifs. Kinshasa présente son plan DDR pour les FDLR La question des FDLR a également occupé une place importante dans les échanges de Genève. La République démocratique du Congo y a présenté son plan de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) destiné aux combattants des FDLR.
À la demande du Mécanisme, la MONUSCO a complété cette présentation en partageant son expérience opérationnelle dans le domaine du DDR. Cette contribution doit notamment permettre de nourrir la réflexion sur les conditions pratiques de désarmement et de réintégration des combattants concernés.
Une étape vers une meilleure vérification
La réunion de Genève traduit ainsi la volonté de renforcer le volet sécuritaire des Accords de Washington. Pour Kinshasa et Kigali, l’enjeu est désormais de disposer de mécanismes suffisamment précis pour vérifier les engagements, suivre les mouvements militaires et documenter les éventuelles violations.
La prochaine réunion de septembre devrait donc constituer une nouvelle étape dans la consolidation de ces dispositifs et dans la recherche d’une mise en œuvre plus vérifiable des engagements sécuritaires.
La rédaction de b-onetv.cd


