Le contrôle des médias audiovisuels entre dans une nouvelle phase à Kinshasa. Le ministère de la Communication et Médias veut désormais distinguer clairement les opérateurs en règle de ceux qui évoluent encore dans l’irrégularité, avec à la clé des mesures d’encouragement pour les uns et des sanctions pour les autres. Le mercredi 5 août 2026, le ministère de la Communication et Médias a lancé une nouvelle offensive pour assainir le paysage audiovisuel de la capitale.
À la tête d’une délégation composée notamment de Georges Malutama, coordonnateur national du Comité de migration vers la TNT, et de Tina Likula, directrice-cheffe de service au Secrétariat général, Nicolas Lianza Likwale, directeur de cabinet du ministre Patrick Muyaya, a effectué une série de visites dans plusieurs médias implantés à Gombe. Sur le terrain, l’objectif était double : vérifier la conformité des opérateurs et accélérer la transition vers la Télévision numérique terrestre, conformément aux standards techniques retenus pour la RDC.
Les médias contrôlés ont notamment été appelés à clarifier leur situation administrative et fiscale, mais aussi leur conformité technique. Deux pièces sont désormais au cœur du dispositif : une fiche de conformité administrative et fiscale ainsi qu’un certificat attestant de la conformité technique au standard DVB-T2, exigé dans le cadre de la TNT. Pour le ministère, cette opération ne relève pas d’une simple inspection de routine. Elle traduit une volonté de remettre de l’ordre dans un secteur où coexistent des opérateurs régulièrement établis et d’autres dont la situation reste à régulariser.
Le gouvernement entend ainsi faire respecter les règles relatives aux fréquences, aux autorisations d’exploitation, aux obligations fiscales et aux normes techniques. Une démarche qui s’inscrit dans le prolongement des orientations arrêtées par le Conseil des ministres. Le temps du moratoire semble donc toucher à sa fin. Les éditeurs qui ont entrepris les démarches nécessaires pour se mettre en conformité sont encouragés à poursuivre le processus. Le ministère promet notamment la délivrance prochaine d’un récépissé officiel signé par Patrick Muyaya aux opérateurs reconnus conformes et viables.
Pour les autres, le ton est nettement moins conciliant. Les médias qui refuseraient de régulariser leur situation administrative, fiscale ou technique pourraient faire l’objet de mesures de déconnexion, conformément aux dispositions légales. Une formule résume la nouvelle ligne du ministère : récompenser la conformité et sanctionner l’irrégularité. Une politique de « sanctions positives et négatives » destinée, selon les autorités, à professionnaliser davantage le secteur audiovisuel congolais.
La campagne ne s’arrêtera d’ailleurs pas aux chaînes directement visitées. La prochaine phase doit concerner les éditeurs de programmes hébergés auprès de diffuseurs privés. À Kinshasa, le message est donc lancé : pour rester à l’antenne, il faudra désormais être en règle.
La rédaction de b-onetv.cd


