L’escalade incessante des affrontements armés dans l’est de la République Démocratique du Congo continue d’imposer un tribut dévastateur aux populations civiles et d’asphyxier les structures de santé locales. Dans son dernier bilan sur la situation humanitaire, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dresse un constat particulièrement alarmant.
Les équipes médicales de l’organisation et leurs partenaires ont pris en charge plus de 1 700 blessés par armes au cours des six premiers mois de l’année dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cette prise en charge d’urgence repose principalement sur le soutien direct apporté à deux structures hospitalières clés de la région, à savoir l’Hôpital Général de Référence de CBCA Ndosho à Goma et l’Hôpital Général de Référence de Bukavu.
Ces établissements fonctionnent sous une tension permanente en raison de l’afflux continu de blessés touchés par balles ou éclats d’obus, victimes des combats intensifs opposant les forces armées aux groupes armés et aux rebelles de l’AFC/M23 dans les territoires de Masisi, Rutshuru, Walikale et Kalehe. Face à cette saturation, le déploiement du CICR sur le terrain vise à maintenir le fonctionnement des services de chirurgie de guerre.
L’organisation achemine continuellement des kits chirurgicaux, des médicaments essentiels et du matériel médical pour éviter les ruptures de stock dans les zones de conflit, tout en dépêchant des spécialistes internationaux pour renforcer les équipes soignantes locales confrontées à des urgences vitales répétées. Au-delà de la réponse médicale, l’institution humanitaire multiplie les rappels à l’intention de l’ensemble des parties au conflit concernant le respect strict du Droit International Humanitaire.
Le CICR insiste sur l’obligation d’épargner les populations civiles, de garantir un accès sécurisé aux soins et de protéger impérativement les personnels de santé ainsi que les installations médicales pris au piège des hostilités.
Danny Ngubaa Yambushi


