La bataille pour le contrôle des Hauts-Plateaux du Sud-Kivu connaît une nouvelle intensification. Dans les territoires de Fizi et d’Uvira, les FARDC, appuyées par les combattants Wazalendo, annoncent de nouvelles avancées face à la coalition AFC/M23 et à ses alliés. Des opérations qui rapprochent progressivement les forces gouvernementales de plusieurs positions stratégiques autour de Minembwe.
Ces derniers jours, l’armée congolaise affirme avoir repris plusieurs localités et positions dans cette zone montagneuse. Des gains qui s’inscrivent dans une contre-offensive déjà engagée depuis plusieurs semaines. Début septembre, les FARDC avaient notamment annoncé la reprise de Malimba, Masango, Ruhua, Rubarati, Kamimbi, Nagishashu et Irumba.
Dans le secteur de Lulenge, à Fizi, les opérations se poursuivent également sur plusieurs axes. L’armée affirme mener des manœuvres destinées à réduire les capacités de mouvement des groupes armés et à sécuriser les voies d’accès vers les zones stratégiques des Hauts-Plateaux. Minembwe demeure toutefois au cœur de cette bataille.
La localité constitue un point névralgique dans cette partie du Sud-Kivu, où les positions militaires changent au gré des affrontements. Les FARDC avaient déjà annoncé plusieurs reprises de villages autour de Minembwe au cours des derniers mois, tandis que des groupes armés avaient également effectué des contre-offensives. La situation reste d’autant plus sensible que les combats ont un impact direct sur les populations.
Les affrontements autour de Minembwe et de Rugezi ont déjà provoqué des déplacements de ménages vers d’autres localités du territoire de Fizi. Et le front reste particulièrement mouvant. Ce samedi 19 septembre, de nouveaux affrontements et bombardements ont été signalés à Ngandura, à l’ouest de Minembwe, sur l’axe Rugezi-Kabandja.
Des sources locales rapportent des mouvements de repli vers Minembwe, mais ces informations restent à vérifier indépendamment. À travers cette succession d’offensives et de contre-offensives, l’enjeu dépasse donc la simple conquête de quelques villages. Pour les FARDC, il s’agit de consolider les positions reprises, de rétablir l’autorité de l’État et de sécuriser durablement une région confrontée depuis des années à la présence de groupes armés.
Dans les Hauts-Plateaux, gagner une position ne signifie pas encore avoir stabilisé le territoire. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer la capacité des forces gouvernementales à transformer leurs avancées militaires en contrôle durable et en amélioration réelle de la sécurité des populations.
La rédaction de b-onetv.cd


