Condamné le 18 septembre à dix ans de travaux forcés dans l’affaire FRIVAO, Constant Mutamba rompt le silence. Deux jours après le verdict de la Cour de cassation, l’ancien ministre de la Justice conteste à la fois la procédure et les faits retenus contre lui. Dans une lettre manuscrite datée du dimanche 20 septembre, adressée aux Congolais et aux peuples d’Afrique, Constant Mutamba qualifie son procès d’« expéditif ».
Il affirme notamment qu’aucun témoin n’aurait comparu et qu’aucune preuve matérielle de détournement n’aurait été présentée au cours des audiences. Il rejette également les accusations concernant les fonds évoqués dans le dossier FRIVAO et certaines opérations liées à l’ICCN. L’ancien garde des Sceaux dénonce, selon ses propres termes, un « complot politico-judiciaire » et affirme vouloir poursuivre sa « résistance ».
Ces déclarations interviennent alors que la Cour de cassation a, de son côté, déclaré établies des infractions de détournement de deniers publics et condamné Constant Mutamba à dix ans de travaux forcés. La juridiction a également prononcé des peines complémentaires, dont la privation des droits de vote et d’éligibilité pendant cinq ans et l’interdiction d’accès aux fonctions publiques.
La contestation de l’ancien ministre ouvre ainsi un nouveau chapitre dans ce dossier. Ses accusations sur le déroulement du procès et les opérations financières restent ses propres affirmations et doivent être confrontées aux motifs détaillés de l’arrêt de la Cour de cassation.
La rédaction de b-onetv.cd


