La tension monte dans le secteur pharmaceutique public en République démocratique du Congo. Le SYNAPHACO donne quatorze jours aux autorités pour apporter des réponses concrètes à ses revendications, faute de quoi un mouvement de grève pourrait être déclenché.
Parmi les principales préoccupations soulevées par les pharmaciens figure notamment le paiement de la prime de risque, ainsi qu’une meilleure prise en compte de leur profession dans les mécanismes de rémunération du secteur public. Pour le syndicat, la place du pharmacien dans le système de santé doit être davantage reconnue, au regard de son rôle dans la gestion, la sécurisation et la dispensation des médicaments au sein des établissements sanitaires.
À l’expiration du délai de quatorze jours, et en l’absence d’une réponse écrite et jugée satisfaisante, le SYNAPHACO se réserve le droit de passer à l’action. Une éventuelle grève pourrait avoir des répercussions sur le fonctionnement des pharmacies hospitalières, la gestion des stocks ainsi que la distribution des médicaments dans plusieurs structures sanitaires publiques.
Malgré cette menace, le syndicat affirme privilégier la voie du dialogue et se dit disposé à poursuivre les discussions avec les autorités afin de parvenir à un accord. Le compte à rebours est donc lancé. Les quatorze prochains jours devraient être déterminants pour éviter une paralysie du secteur pharmaceutique public et préserver la continuité de la prise en charge des patients.
La rédaction de b-onetv.cd


