Face aux longues files d’attente dans certaines stations-service de Kinshasa, le gouvernement veut accélérer l’approvisionnement en carburant et renforcer les infrastructures. Lors de la 100ᵉ réunion du Conseil des ministres, le 9 octobre 2026, la Première ministre Judith Suminwa a également exigé le respect des tarifs réglementaires dans les transports en commun.
La cheffe du gouvernement a instruit la ministre des Hydrocarbures et les services concernés d’intensifier les mesures destinées à rétablir une distribution régulière des produits pétroliers. À court terme, l’exécutif mise sur le renforcement des capacités d’acheminement. À plus long terme, il prévoit la construction d’un nouveau pipeline pour sécuriser l’approvisionnement de l’ouest du pays, ainsi que le renforcement des capacités de stockage et de distribution dans les zones sud, nord et est.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, les difficultés actuelles relèveraient davantage d’un ralentissement temporaire de l’approvisionnement que d’une pénurie généralisée. Une explication qui contraste avec les longues attentes observées devant certaines stations-service.
Les transporteurs dans le viseur
Judith Suminwa a également dénoncé les augmentations unilatérales des tarifs de transport attribuées à certains conducteurs, profitant des perturbations. Elle a demandé au vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, en collaboration avec les autorités de Kinshasa, de veiller au respect des prix réglementaires. L’enjeu est double : fluidifier rapidement la distribution du carburant et éviter que les difficultés logistiques ne pèsent davantage sur le pouvoir d’achat des ménages.
Entre le projet de pipeline et les mesures de contrôle, le gouvernement est désormais attendu sur les résultats. À Kinshasa, les usagers espèrent surtout un ravitaillement régulier, moins de files d’attente et des tarifs de transport conformes à la réglementation.
La rédaction de b-onetv.cd


