Le réveil est brutal pour Bandalungwa. La nuit emporte deux temples de l’ambiance kinoise. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un violent incendie a ravagé Metro Bar et Pigeon Vert, deux adresses emblématiques de l’ambiance kinoise. Au petit matin, le spectacle est celui d’un désastre : des installations calcinées, des décombres et des souvenirs partis en fumée.
Vers 4 heures du matin, les flammes se sont emparées du célèbre bloc commercial abritant Metro Bar et Pigeon Vert, transformant en quelques heures ces lieux de retrouvailles et de divertissement en un vaste champ de ruines. Là où résonnaient encore les musiques, les conversations et les éclats de rire, il ne resterait désormais que des vestiges noircis par le feu. « Tout est calciné », témoignent des personnes présentes sur place, décrivant l’ampleur des dégâts.
L’intervention des sapeurs-pompiers a permis de circonscrire le sinistre, selon les premières informations disponibles. Aucune perte en vie humaine n’était signalée au moment des premiers constats. En revanche, les dégâts matériels sont considérables. Aucun bilan officiel détaillé n’a encore été communiqué, et les circonstances exactes de l’incendie restent à établir.
À Kinshasa, certains établissements sont bien plus que de simples espaces commerciaux. Ils deviennent, au fil des années, des repères dans la vie nocturne, des lieux de rencontres et des témoins de l’effervescence populaire. Metro Bar et Pigeon Vert faisaient partie de ces adresses associées à l’animation de Bandalungwa. Leur destruction laisse un vide qui dépasse les murs et les équipements partis en fumée.
Derrière les pertes matérielles, il y a aussi des activités brutalement interrompues, des investissements réduits en cendres et, potentiellement, des emplois menacés. Reste désormais à déterminer l’origine du sinistre, à évaluer précisément les dommages et à mesurer les conséquences pour les exploitants et les travailleurs concernés.
À Bandalungwa, le feu n’a pas seulement dévoré des bâtiments : il a frappé deux symboles de la convivialité kinoise. Au lever du jour, la fête a cédé la place à la désolation.
JK


