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Est de la RDC : l’aveu de Kigali valide les accusations de Kinshasa

2 mois ago
in Sécurité
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Est de la RDC : l’aveu de Kigali valide les accusations de Kinshasa
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Pendant plus d’une décennie, la République démocratique du Congo n’a cessé d’alerter la communauté internationale sur l’implication directe du Rwanda dans l’instabilité chronique de l’Est du pays. Longtemps balayées par Kigali comme de simples « accusations politiques », ces dénonciations trouvent aujourd’hui une confirmation majeure. Pour la première fois, le gouvernement rwandais reconnaît officiellement entretenir une coordination sécuritaire avec le mouvement rebelle AFC/M23, opérant sur le sol congolais. Un aveu qui marque un tournant diplomatique et qui vient conforter la position de Kinshasa : le Rwanda soutient bel et bien ses supplétifs armés et déploie ses forces, directement ou indirectement, en territoire congolais.

Un aveu sans précédent après des années de déni

Dans une déclaration adressée le 22 janvier au Congrès américain, l’ambassadrice du Rwanda aux États-Unis, Mathilde Mukantabana, a admis publiquement que Kigali collabore avec l’AFC/M23 « en matière de coordination sécuritaire ». Cette reconnaissance officielle rompt avec des années de dénégations catégoriques, malgré les multiples rapports d’experts des Nations Unies attestant de la présence de soldats rwandais en RDC et du soutien logistique, militaire et stratégique au M23.

Jusqu’ici, Kigali se contentait de rejeter ces accusations, accusant Kinshasa de manipulation ou de mauvaise gouvernance sécuritaire. L’aveu actuel change radicalement la donne : le Rwanda ne nie plus sa relation avec le M23, il la justifie.

Une justification sécuritaire qui ne tient pas juridiquement

Pour Kigali, cette collaboration serait motivée par la nécessité de protéger les populations tutsi en RDC et de prévenir toute résurgence d’une « insurrection génocidaire transfrontalière », incarnée selon lui par les FDLR. L’ambassadrice rwandaise affirme que cette coordination est « défensive, conditionnelle et limitée dans le temps ».

Or, du point de vue du droit international, cette justification est largement contestable. Aucun État n’est autorisé à collaborer militairement avec un groupe armé non étatique opérant sur le territoire souverain d’un autre pays, encore moins sans l’accord de ce dernier. En reconnaissant cette coordination, Kigali admet de facto une violation de la souveraineté territoriale de la RDC, principe fondamental de la Charte des Nations Unies.

L’argument sécuritaire, souvent brandi par le Rwanda depuis 1994, apparaît ici comme un paravent permettant de légitimer une ingérence militaire prolongée dans l’Est congolais.

Le M23, un groupe « congolais » sous tutelle rwandaise

Kigali soutient que l’AFC/M23 serait un « groupe congolais indépendant » porteur de revendications légitimes contre Kinshasa. Pourtant, les faits observés sur le terrain contredisent largement cette narration. La sophistication de l’armement, la discipline militaire, les capacités de manœuvre et la logistique du M23 dépassent de loin celles d’un simple mouvement rebelle local.

De nombreux rapports onusiens ont établi que le M23 bénéficie de renforts humains, de formations militaires, de renseignements et d’équipements fournis par l’armée rwandaise. L’aveu de Kigali vient donc confirmer ce que Kinshasa dénonce depuis des années : le M23 agit comme un supplétif, un instrument indirect de la stratégie sécuritaire et géopolitique du Rwanda dans l’Est de la RDC.

La question du retrait d’Uvira : un aveu de contrôle

Autre élément révélateur : Kigali affirme que sa coordination avec l’AFC/M23 a permis le retrait unilatéral du groupe rebelle de la ville d’Uvira. Cette déclaration, présentée comme un geste de désescalade, est en réalité un aveu supplémentaire de l’influence directe du Rwanda sur le M23. Si Kigali est en mesure d’« encourager fortement » un retrait militaire, cela signifie qu’il exerce un pouvoir réel sur les décisions opérationnelles du groupe armé. Cet élément renforce l’argument de Kinshasa selon lequel le M23 n’agit pas de manière autonome, mais sous l’ombrelle stratégique rwandaise.

Présence rwandaise sur le sol congolais : une réalité persistante

Au-delà de la coordination admise, la RDC accuse également le Rwanda de déployer ses forces spéciales sur son territoire. Là encore, les éléments factuels abondent : combats impliquant des soldats parlant kinyarwanda, équipements militaires standard de l’armée rwandaise récupérés sur le terrain, témoignages de populations locales et d’anciens combattants. La reconnaissance officielle de la coordination sécuritaire donne un cadre politique à ce qui était déjà une réalité militaire : les forces rwandaises sont présentes, directement ou indirectement, sur le sol congolais.

Une menace sécuritaire instrumentalisée

Le Rwanda invoque le traumatisme du génocide de 1994, les massacres commis par les FDLR et l’histoire des insurrections Abacengezi pour justifier sa posture sécuritaire. Si ces faits historiques sont réels et tragiques, leur instrumentalisation permanente pose question. Trente ans après le génocide, la menace des FDLR, bien que persistante, ne saurait justifier une intervention armée continue dans un pays voisin souverain. D’autant plus que cette stratégie contribue paradoxalement à entretenir l’insécurité régionale, au lieu de la résorber.

Les accusations de la RDC désormais validées

En reconnaissant sa collaboration avec l’AFC/M23, Kigali valide rétrospectivement les accusations portées par Kinshasa devant les instances internationales. La RDC ne faisait pas de la propagande : elle dénonçait une réalité désormais assumée par le Rwanda lui-même. Ce tournant impose une relecture complète de la crise de l’Est : il ne s’agit plus d’un simple conflit interne congolais, mais bien d’un conflit régional impliquant un État voisin, avec des implications majeures en matière de sécurité collective, de responsabilité internationale et de justice.

Vers une reconfiguration de la réponse internationale ?

La reconnaissance officielle de Kigali place la communauté internationale face à ses responsabilités. Les discours de neutralité ou d’équilibre deviennent de plus en plus difficiles à tenir. Si la coopération du Rwanda avec le M23 est avérée et assumée, alors les mécanismes de sanctions, de pressions diplomatiques et de médiation doivent être repensés. Pour Kinshasa, cet aveu constitue un levier diplomatique majeur. Il renforce sa position dans les forums régionaux et internationaux et crédibilise sa demande d’une réponse plus ferme face à ce qu’elle considère comme une agression déguisée.

La fin de l’ambiguïté

L’aveu de Kigali marque la fin d’une longue zone grise. Il confirme que le Rwanda soutient ses supplétifs du M23 et qu’il est un acteur direct de la crise sécuritaire à l’Est de la RDC. Les accusations congolaises, longtemps relativisées, apparaissent désormais fondées, cohérentes et étayées. Reste à savoir si cette vérité assumée conduira enfin à une solution durable ou si elle ne fera que redessiner les lignes d’un conflit qui, depuis trop longtemps, continue de coûter la vie à des millions de Congolais.

Junior Kulele

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