Face à la recrudescence inquiétante de la criminalité urbaine, la Police nationale congolaise (PNC) a franchi un nouveau cap dans sa riposte sécuritaire. Vingt-et-une personnes, présentées comme membres de bandes armées opérant à Kinshasa et à Matadi, ont été arrêtées et présentées à la presse ce mardi par le commissariat provincial de la capitale.
Ces arrestations sont le résultat d’opérations coordonnées menées par le groupe de lutte contre la criminalité et les stupéfiants, mobilisé depuis plusieurs semaines pour neutraliser les réseaux criminels impliqués dans des braquages, kidnappings, vols de véhicules et ravissements de motos.
Lors de ces interventions, les forces de l’ordre ont saisi un important arsenal : quatre fusils d’assaut de type AK-47, une arme automatique Uzi, deux fusils calibre 12, un véhicule Toyota IST utilisé dans les opérations criminelles, ainsi que trois téléphones portables servant à la communication des suspects. Le véhicule récupéré avait été repéré via la plateforme de transport Yango, illustrant les nouvelles méthodes d’investigation numérique employées par la police.
Parmi les personnes interpellées figure Daudet Makwala, présenté comme un récidiviste notoire et co-auteur présumé de l’assassinat du journaliste Bapuwa Mwamba, un crime qui avait profondément choqué l’opinion publique congolaise. Sa présence dans ce groupe relance les interrogations sur la persistance des réseaux criminels et leur capacité à se reconstituer.
Lors de la présentation officielle, le commissaire provincial de la PNC a réaffirmé la détermination des autorités à reprendre le contrôle sécuritaire de la capitale : « Ces arrestations traduisent notre détermination à restaurer l’autorité de l’État et à garantir la sécurité des Kinois. Aucun criminel ne sera épargné », a-t-il déclaré.
Dans le même élan, la police a annoncé l’arrestation de deux individus, Exaucé Limbaya et Gedeon Malanda, accusés d’avoir usurpé l’identité du commissaire divisionnaire Israël Kantu Bakulu sur les réseaux sociaux afin d’extorquer de l’argent à la population, révélant l’essor des cyber-arnaques dans le paysage criminel urbain. Ces opérations interviennent dans un contexte de tension sécuritaire persistante à Kinshasa, où les braquages et enlèvements se sont multipliés ces derniers mois.
Les quartiers périphériques, souvent moins couverts par les dispositifs policiers, sont particulièrement touchés, accentuant la colère et le sentiment d’abandon chez les habitants. Face à cette situation, les autorités ont renforcé les patrouilles nocturnes et lancé des opérations de bouclage ciblées, mais les défis demeurent considérables.
La rédaction de b-onetv.cd


