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Kinshasa face au bras de fer des routes : l’intensification des contrôles provoque la grève des chauffeurs

22 heures ago
in Transports
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Kinshasa face au bras de fer des routes : l’intensification des contrôles provoque la grève des chauffeurs
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Lundi matin, Kinshasa a redécouvert une vieille habitude : marcher. Dans plusieurs communes de la capitale, les arrêts de bus se sont remplis de voyageurs… mais les véhicules, eux, se sont faits rares. Les taxis-bus ont déserté les grandes artères, laissant derrière eux des foules immobiles et une ville contrainte d’improviser sa mobilité.

À l’origine de cette paralysie partielle : la grève des conducteurs de bus et de taxi-bus, déclenchée pour protester contre l’intensification des contrôles routiers décidée par le gouverneur de la ville, Daniel Bumba. Une mesure administrative qui, en quelques semaines, s’est transformée en véritable bras de fer entre les autorités et les acteurs du transport urbain.

L’offensive administrative du gouvernorat
Depuis le 26 janvier 2026, la capitale vit au rythme d’une vaste opération de contrôle routier. Organisée de 5 heures du matin à minuit en trois rotations successives, cette campagne vise à remettre de l’ordre dans un secteur longtemps marqué par l’informalité. Sur le papier, l’objectif est clair : vérifier la conformité des documents de bord et obliger les propriétaires de véhicules de transport à se mettre en règle. Les équipes de contrôle examinent systématiquement le permis de conduire, la carte rose du véhicule, l’assurance, la vignette fiscale ainsi que le certificat de contrôle technique.

Pour les autorités provinciales, il s’agit d’une double opération : sécuriser la circulation et assainir les finances publiques en améliorant la collecte des recettes liées aux transports.
Mais sur le terrain, la réalité prend une tout autre tournure. Les chauffeurs dénoncent une « traque », dans les parkings improvisés et les carrefours habituellement saturés de taxis-bus, la colère des chauffeurs est palpable. Plusieurs d’entre eux affirment que la campagne de contrôle a dépassé le cadre administratif pour devenir, selon leurs mots, une véritable chasse aux conducteurs.

Certains dénoncent des arrestations systématiques et des paiements imposés sur place, parfois accompagnés de sanctions qu’ils jugent abusives. Pour ces professionnels du volant, déjà confrontés à l’état dégradé des routes, au coût du carburant et à la concurrence informelle, cette opération représente une pression supplémentaire difficile à supporter. Le mot « tracasserie » revient avec insistance dans leurs témoignages, révélant une méfiance profonde entre les chauffeurs et les agents chargés du contrôle.

Du côté des autorités et des équipes de contrôle, le discours est tout autre. Les agents affirment que la résistance observée n’est que la conséquence d’un système longtemps toléré, où de nombreux véhicules circulaient sans documents valides. Pour eux, la grève actuelle s’inscrit dans une stratégie d’évitement. Certains conducteurs préféreraient retirer leurs véhicules de la circulation pendant quelques jours dans l’espoir que l’opération s’essouffle. Selon cette lecture, l’intensification des contrôles constitue une étape indispensable pour remettre de l’ordre dans le secteur et obliger les exploitants à se conformer aux règles.

Dans la plupart des pays, rappellent-ils, la circulation sans documents obligatoires entraîne des sanctions immédiates. Kinshasa ne ferait donc que tenter de normaliser un secteur longtemps laissé à lui-même. Entre ces deux positions, la population kinoise se retrouve au cœur de la tempête. Les effets de la grève ont été immédiats. Dans plusieurs communes, les habitants ont été contraints de parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leurs bureaux, leurs écoles ou leurs marchés. Les rares taxis-motos disponibles ont rapidement vu leurs tarifs grimper, profitant de la forte demande.

Dans les rues, un vieux réflexe refait surface : la « ligne 11 », expression populaire qui désigne les déplacements… à pied. Cette situation révèle à quel point Kinshasa dépend d’un système de transport fragile, dominé par des initiatives privées et souvent informelles. Dès que ce mécanisme s’enraye, toute la ville ralentit. Au-delà de la question du transport, la grève actuelle pose un enjeu plus profond : celui de l’autorité de l’État dans la gestion de l’espace urbain.

Pour certains observateurs, le fait qu’une association de chauffeurs puisse paralyser la circulation dans une mégapole de plus de quinze millions d’habitants interroge sur la capacité des institutions à faire appliquer leurs décisions. La campagne de contrôle voulue par Daniel Bumba apparaît ainsi comme un test grandeur nature : celui de la volonté politique de réguler un secteur longtemps livré à lui-même. La crise actuelle illustre finalement un paradoxe bien connu dans les grandes villes africaines : toute tentative de réforme d’un secteur informel rencontre presque toujours une résistance immédiate.

À Kinshasa, où le transport public repose en grande partie sur l’initiative privée, l’équilibre reste fragile entre régulation administrative et survie économique des acteurs du terrain. En attendant une issue à ce bras de fer, la capitale congolaise continue de s’adapter. Les trottoirs se transforment en itinéraires de fortune, les motos deviennent des taxis improvisés et les habitants comptent, une fois de plus, sur leur endurance. Dans cette ville où la débrouillardise est une seconde nature, Kinshasa avance… même lorsque les bus s’arrêtent.

Junior Kulele

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