Le climat politique se tend autour du gouverneur du Kongo-Central, Grâce Bilolo. Le ministre de la Justice a donné injonction au Procureur général près la Cour de cassation d’examiner les faits relevés dans la gestion des affaires publiques de cette province stratégique de l’ouest de la République démocratique du Congo.
Selon Guillaume Ngefa, cette démarche judiciaire fait suite au rapport de la mission de contrôle de gestion menée par l’Inspection générale des finances (IGF). Le document, transmis aux autorités compétentes, soulève de sérieuses préoccupations quant à la gestion des ressources publiques provinciales. « Il est question d’allégations de détournement des deniers publics, de concussion et d’autres irrégularités susceptibles de qualification pénale », a précisé le ministre de la Justice, soulignant la nécessité de faire toute la lumière sur ces faits.
Cette instruction marque une nouvelle étape dans la lutte contre l’impunité et la mauvaise gouvernance, prônée par les plus hautes autorités du pays. Face à cette tempête politico-judiciaire, l’entourage du gouverneur Grâce Bilolo adopte un ton mesuré, teinté de sérénité. Martin Solo, conseiller en communication du gouverneur, s’est voulu rassurant. « Notre tour de jubiler arrivera bientôt », a-t-il déclaré, affichant une confiance assumée dans l’issue du processus. Pour lui, la vérité finira par triompher : « Dieu rétablit toujours l’innocent dans ses droits ».
Dans un contexte de forte tension, Martin Solo a également lancé un appel clair aux sympathisants du gouverneur. Il les invite au calme et à la retenue, exhortant chacun à éviter toute réaction émotionnelle ou provocatrice. « J’appelle tous ceux qui aiment le gouverneur de province Grâce Bilolo au calme et, surtout, à ne pas céder aux provocations », a-t-il insisté.
Alors que la Justice s’active pour examiner les faits, l’opinion publique du Kongo-Central et au-delà reste suspendue aux conclusions des instances judiciaires. Cette affaire pourrait constituer un test majeur pour la crédibilité des mécanismes de contrôle et de reddition des comptes en RDC. La suite dépendra désormais du travail du Procureur général près la Cour de cassation, appelé à dire le droit, loin des passions politiques.
La rédaction de b-onetv.cd


