Quelques jours après l’assassinat qui a bouleversé Kinshasa, l’enquête sur la mort de l’homme d’affaires Freddy Ekofo entre dans une phase décisive. Les autorités provinciales assurent désormais disposer de pistes sérieuses et promettent des avancées imminentes. C’est lors d’un point de presse tenu le lundi 16 mars que le ministre provincial de l’Intérieur, Jeannot Canon, a laissé entrevoir un tournant dans les investigations.
Accompagné des services de sécurité, il s’est rendu au domicile de la victime, dans la commune de Kalamu, pour présenter les condoléances officielles et recueillir des éléments utiles à l’enquête. Cette descente sur le terrain n’a pas été symbolique. Elle a permis, selon les autorités, de collecter des informations jugées « solides », susceptibles d’orienter rapidement les recherches. « Nous avons déjà de bonnes informations et de bonnes pistes. Nous sommes sur le point de mettre la main sur les personnes impliquées », a affirmé le ministre.
Derrière cette mobilisation, une pression claire venue de la hiérarchie. Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a exigé que toute la lumière soit faite sur ce crime qui a choqué l’opinion publique.
Les services compétents ont ainsi intensifié les investigations, notamment à partir des images et photographies des assaillants. Ces éléments visuels constituent aujourd’hui une pièce centrale du dispositif d’identification.
Parmi les informations qui circulent, une retient particulièrement l’attention : l’un des suspects serait un policier basé au Camp Kokolo. Une hypothèse encore à vérifier, mais qui, si elle se confirme, donnerait une dimension particulièrement sensible à l’affaire. Freddy Ekofo, commerçant et bijoutier bien connu, avait été abattu par des hommes armés le week-end dernier à Yolo, dans la commune de Kalamu. Un assassinat brutal qui a ravivé les préoccupations autour de l’insécurité urbaine dans la capitale.
Aujourd’hui, entre promesses d’arrestations imminentes et pistes troublantes, l’affaire Ekofo cristallise toutes les attentes. À Kinshasa, l’opinion publique reste suspendue à une question : les auteurs seront-ils rapidement identifiés et traduits en justice ?
La rédaction de b-onetv.cd


