La République démocratique du Congo est pleinement représentée à la 27ᵉ réunion du Comité ministériel de l’Organe (MCO) de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui se tient les 24 et 25 juillet à Dar-es-Salaam, en Tanzanie.
Cette session de haut niveau réunit les ministres des Affaires étrangères, de la Coopération régionale, de la Défense, de l’Intérieur et de la Sécurité publique des 16 États membres de la SADC, autour de questions cruciales pour la paix, la sécurité et la stabilité de la région.
Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Didier Mazenga, représente la RDC à ce forum stratégique. Arrivé ce mercredi à Dar-es-Salaam, il a souligné l’importance de cette rencontre dans un contexte régional tendu, notamment pour son pays confronté à des défis persistants dans l’Est. « C’est une occasion unique de renforcer notre coopération en matière de défense et de sécurité, essentielles pour le développement de notre région », a déclaré Didier Mazenga.
À l’ordre du jour figurent les grandes priorités de la SADC : la consolidation de la paix, la prévention des conflits, la lutte contre le terrorisme et les réponses coordonnées aux menaces sécuritaires. L’objectif déclaré est d’assurer une meilleure protection des populations civiles et de garantir un environnement propice au développement durable.
Les ministres procéderont également à une évaluation des actions engagées jusqu’ici dans les zones de crise, afin de mieux coordonner les efforts régionaux en matière de sécurité collective.
Pour Kinshasa, ce forum intervient à un moment charnière. Alors que le pays poursuit ses efforts diplomatiques pour pacifier sa partie orientale, marquée par l’insécurité persistante dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, cette réunion est perçue comme une plateforme décisive.
Elle survient en effet dans la foulée de deux avancées majeures : L’accord de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, obtenu sous la médiation des États-Unis; La Déclaration de principes signée à Doha entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle M23 (AFC), avec l’appui du Qatar.
La participation active de la RDC à cette rencontre traduit sa volonté d’inscrire la question de la paix à l’agenda régional, au-delà de ses propres frontières. Car, comme l’a rappelé Didier Mazenga, « la sécurité d’un État ne peut être durable que si elle s’inscrit dans une stabilité régionale partagée ».
Les conclusions de cette 27ᵉ réunion sont donc très attendues, tant pour leur portée diplomatique que pour les décisions concrètes qu’elles pourraient générer en matière de coopération sécuritaire.
Emille Kayomba


