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RDC : Un cessez-le-feu, mais quelle paix ?

1 jour ago
in Sécurité
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RDC : Un cessez-le-feu, mais quelle paix ?
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La République démocratique du Congo (RDC) s’est réveillée ce mercredi à un moment critique de son histoire récente. Alors qu’un nouveau cessez-le-feu proposé par l’Angola doit entrer en vigueur à midi dans l’Est du pays, les signaux envoyés par les différentes parties traduisent une paix fragile, incertaine et minée par une profonde crise de confiance.

Sur fond de crise humanitaire majeure, de tensions sociales internes et de pressions diplomatiques internationales, cette journée concentre les paradoxes d’un État en quête de stabilité. Le gouvernement congolais a annoncé son adhésion à la proposition angolaise, affirmant agir « dans un esprit de responsabilité et de recherche d’une solution pacifique ». Cette position s’inscrit dans une stratégie diplomatique visant à démontrer la volonté de Kinshasa de privilégier la voie politique face à un conflit qui dure depuis plus d’une décennie.

En revanche, la réaction de la rébellion de l’AFC/M23 reste prudente, voire sceptique. Son secrétaire permanent, Benjamin Mbonimpa, a dénoncé l’absence de consultation de son mouvement dans l’initiative angolaise et réaffirmé son attachement au processus de Doha, parrainé par le Qatar. Cette divergence souligne la fragmentation des cadres de médiation et la multiplication des initiatives concurrentes, souvent perçues par les acteurs armés comme des instruments diplomatiques plutôt que comme des mécanismes contraignants.

Le scepticisme autour du cessez-le-feu s’explique par un lourd passif. Depuis 2025, plusieurs tentatives de trêve ont été annoncées sans jamais produire d’effet durable : une trêve proclamée après la prise de Goma et Bukavu en février 2025 ; un cessez-le-feu négocié à Doha entre mars et avril 2025 ; un cessez-le-feu permanent annoncé en juillet 2025 ; un mécanisme de surveillance et de vérification jamais réellement opérationnalisé.

À chaque étape, les accusations de violations ont fusé, révélant l’absence d’un dispositif crédible de contrôle et la persistance d’agendas militaires divergents. Dans ce contexte, la mise en garde du prix Nobel de la paix Denis Mukwege, doutant de la durabilité de l’accord, résonne comme un rappel brutal de la réalité : sans mécanismes contraignants et sans volonté politique réelle, les cessez-le-feu risquent de rester des déclarations symboliques.

La proposition angolaise s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large. Elle fait suite à une rencontre à Luanda entre les présidents João Lourenço, Félix Tshisekedi et Faure Gnassingbé, en présence de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, facilitateur de l’Union africaine. Cette initiative s’ajoute à la réunion de haut niveau de Lomé en janvier 2026, illustrant la volonté africaine de reprendre la main sur un dossier longtemps dominé par les acteurs occidentaux et les Nations unies.

Parallèlement, la résolution 2808 du Conseil de sécurité a renouvelé le mandat de la MONUSCO avec un objectif révisé : soutenir les efforts de paix régionaux plutôt que conduire directement des opérations offensives. La Mission, affaiblie par des critiques populaires et des contraintes opérationnelles, se repositionne comme facilitateur et observateur.

L’arrivée de la cheffe par intérim de la MONUSCO à Goma, après plus d’un an d’interruption des vols, symbolise ce retour progressif sur le terrain diplomatique. Jean-Pierre Lacroix a assuré que l’ONU est prête à appuyer le processus, en commençant par Uvira, tout en rappelant que la paix ne peut être imposée de l’extérieur.

Sur le plan militaire, plusieurs obstacles compromettent la mise en œuvre du cessez-le-feu. La multiplicité des groupes armés, les alliances fluctuantes, l’économie de guerre fondée sur l’exploitation des ressources naturelles et l’implication d’acteurs régionaux rendent difficile toute stabilisation durable. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que la MONUSCO ne peut imposer la paix, soulignant la responsabilité directe des parties. Cette déclaration met en lumière un dilemme central : sans volonté politique des acteurs locaux et régionaux, aucune médiation ne peut réussir.

Le cessez-le-feu proposé par l’Angola représente une opportunité diplomatique, mais aussi un test de crédibilité pour les acteurs impliqués. Pour Kinshasa, il s’agit de démontrer sa bonne foi et de renforcer son positionnement international. Pour l’AFC/M23, la prudence traduit une stratégie de négociation visant à préserver ses gains territoriaux et politiques. Pour les médiateurs, il s’agit de prouver que l’Afrique peut résoudre ses propres crises.

Cependant, l’histoire récente suggère que la paix ne se construira pas uniquement par des accords formels. Elle nécessitera une réforme profonde du secteur de la sécurité, une gouvernance inclusive, une justice crédible et un engagement régional sincère. Le 18 février 2026 restera comme une date symbolique dans la séquence diplomatique congolaise. Ce cessez-le-feu, accepté par Kinshasa mais accueilli avec réserve par la rébellion, incarne l’espoir d’un apaisement, mais aussi la fragilité d’un processus de paix sans garanties solides.

Dans un pays où les crises sécuritaires, humanitaires et institutionnelles s’entremêlent, la paix ne sera pas le produit d’un simple accord, mais d’un long processus politique, militaire et social. L’heure est à la prudence, mais aussi à la responsabilité collective, car l’échec de ce cessez-le-feu pourrait ouvrir la voie à une nouvelle spirale de violence, aux conséquences régionales imprévisibles.

Junior Kulele

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