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18 février 2006 – 18 février 2026 : Vingt ans après, promesses constitutionnelles et réalités politiques

23 heures ago
in Politique
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18 février 2006 – 18 février 2026 : Vingt ans après, promesses constitutionnelles et réalités politiques
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Il y a exactement vingt ans, jour pour jour, la République démocratique du Congo tournait une page majeure de son histoire politique. Le 18 février 2006, le président Joseph Kabila promulguait une nouvelle Constitution, consacrant officiellement l’avènement de la « Troisième République ».

Ce texte fondamental mettait fin à une transition politique entamée en 1990 sous le régime du maréchal Mobutu Sese Seko et ouvrait une nouvelle ère institutionnelle fondée sur la légitimité populaire. La Constitution du 18 février 2006 visait avant tout à stabiliser un pays marqué par des décennies d’autoritarisme, de conflits armés et de transitions politiques incertaines.

En consacrant le principe du suffrage universel direct, elle transférait symboliquement et juridiquement la souveraineté au peuple congolais, appelé désormais à choisir ses dirigeants par les urnes. Ce texte fondateur introduisait également un nouvel équilibre institutionnel, avec un régime semi-présidentiel, la décentralisation territoriale, l’indépendance du pouvoir judiciaire et la reconnaissance des libertés fondamentales.

La naissance de la Troisième République s’est accompagnée d’un renouveau symbolique fort. La RDC adoptait un nouveau drapeau et de nouvelles couleurs nationales le bleu, le rouge et le jaune inspirés de la Constitution de Luluabourg de 1964, marquant un retour aux sources de l’État congolais post-indépendance. Le lion (Simba), symbole de la Deuxième République, cédait la place à la tête du léopard, figure traditionnelle du pouvoir et de l’autorité dans la culture congolaise.

Ce changement traduisait la volonté de rompre avec l’imaginaire politique du passé récent pour reconstruire une identité nationale consensuelle. Deux décennies après son adoption, la Constitution de 2006 demeure un pilier de la vie politique congolaise. Elle a permis l’organisation d’élections pluralistes, l’alternance politique de 2019, ainsi que l’émergence d’un débat public institutionnalisé. Cependant, son application reste confrontée à de nombreuses tensions.

La révision constitutionnelle de 2011, la centralisation persistante du pouvoir, les controverses électorales et les crises sécuritaires à l’Est ont souvent mis à l’épreuve l’esprit du texte de 2006. Les principes de décentralisation, de séparation des pouvoirs et de redevabilité demeurent partiellement réalisés.

La Constitution de 2006 représente une rupture normative majeure dans l’histoire politique congolaise. Elle a instauré un cadre démocratique moderne, comparable aux standards constitutionnels contemporains, tout en intégrant des éléments du pluralisme politique et de la gouvernance territoriale.

Cependant, l’écart entre la Constitution écrite et la Constitution vécue demeure l’un des grands paradoxes de la Troisième République. Si le texte consacre un État de droit, la pratique politique continue d’être influencée par des dynamiques informelles : personnalisation du pouvoir, faiblesse institutionnelle, poids des réseaux politiques et influence sécuritaire régionale.

La légitimité par les urnes, pierre angulaire du système, a progressé, mais reste fragilisée par les contestations électorales récurrentes et la méfiance de la population envers les institutions. Par ailleurs, la décentralisation, censée rapprocher l’État des citoyens, peine à se matérialiser pleinement en raison de contraintes financières, administratives et politiques.

Vingt ans après, la Troisième République apparaît comme un projet inachevé, oscillant entre consolidation démocratique et fragilités structurelles. La Constitution de 2006 reste un référentiel normatif essentiel, mais son effectivité dépendra de la capacité des acteurs politiques à respecter l’esprit du texte, à renforcer les institutions et à consolider la culture démocratique.

En définitive, le 18 février 2006 demeure une date fondatrice, symbole d’un Congo en quête de souveraineté populaire, d’État de droit et de stabilité institutionnelle, un chantier toujours en construction.

La rédaction de b-onetv.cd

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