Comme annoncé, les dirigeants de la sous-région d’Afrique centrale se sont réunis ce lundi 25 juillet à Kinshasa autour du Président Félix Tshisekedi. En réponse à l’appel lancé par le Chef de l’Etat congolais, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), à prendre part au 21e Sommet ordinaire de la conférence des Chefs d’États et des gouvernements de cette organisation internationale sous-régionale.
Placées sous le thème : » Éducation, santé, culture« , ces assises ont connu la participation des représentants de presque tous les pays membres selon la présidence de la RDC. Celle-ci a signalé la présence de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République démocratique du Congo, président en exercice de la CEEAC, Faustin Archange Touadera, Président de la République centrafricaine, Mahamat Idriss Deby, Président du Conseil militaire de la transition, Président de la République du Tchad, Carlos Vila Nova, Président de Sao Tomé et principe, Prosper Bazombanza, Vice- Président du Burundi, Teodoro Nguema Obiang Mangue, Vice- Président en charge de la Défense nationale et de la Sécurité de la Guinée équatoriale, Anatole Colline Makosso, Premier Ministre de la République du Congo, Rose Christiane Ossouka Raponda, Premier Ministre du Gabon, Tete Antonio, Ministre des Relations extérieures d’Angola, Vincent Biruta, Ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Martin Tchoungong Ayafor, ambassadeur d’Angola et l’ambassadeur Gilberto Da Piedade Verissimo, Président de la commission de la CEEAC.
Ce Forum de haut niveau a été une occasion pour Félix Tshisekedi de brosser les problèmes qui minent la sous-région, en allant de la sécurité, à la situation socio-économique. Selon lui, la 21 ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’États et de gouvernement se tient dans un contexte régional marqué par plusieurs menaces à la paix, la sécurité et la stabilité parmi lesquelles l’on peut citer la flambée des prix des produits de première nécessité dans les Etats membres, suite notamment aux mauvaises campagnes agricoles. Celà, a-t-il poursuivi, est une conséquence du dérèglement climatique, de la crise sociale, économique et financière liée à la pandémie de la COVID-19 et, plus récemment, aux difficultés d’importation liées à la crise russo – ukrainienne; la persistance de l’activisme des groupes armés rebelles, des groupes terroristes et autres forces négatives dans la région : la persistance des périls sécuritaires dans la région du Lac Tchad. Le président en exercice de la CEEAC a signalé dans la même lignée, la persistance de la crise humanitaire due aux déplacements des populations dans plusieurs Etats membres, principalement en conséquence de l’insécurité politico-militaire; l’usage de la transhumance à des fins criminels désormais identifié comme phénomène d’insécurité émergent dans l’espace CEEAC et la montée de la tension entre la RDC et le Rwanda, situation qu’il a déplorée tout en souhaitant qu’elle redevienne à la normale avec la détermination de tous; peut-on lire dans un document de la présidence de la République.
De ces travaux, un communiqué final est attendu. Un document qui va sanctionner officiellement ces assises, qui avaient pour but de s’assurer du fonctionnement régulier des institution de la communauté, de contrôler et de suivre la mise en oeuvre des politiques ainsi que les décisions approuvées par les instances communautaires.
Ce 21e sommet ordinaire de la conférence des Chefs d’États et des gouvernements de la CEEAC s’est tenu près de 7 mois après celui de janvier 2022 à Kintele au Congo Brazzaville où le Président Denis Sassou N’gueso à cédé le bâton de commandement de la sous région à son Homologue Félix Tshisekedi.
Emille Kayomba


