L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) tente de tourner la page des divisions internes. Ce vendredi, le secrétaire général Augustin Kabuya a annoncé sa réconciliation avec son adjoint, Deo Bizibu, après plusieurs mois de tensions qui ont secoué la direction du parti présidentiel.

Le geste n’est pas passé inaperçu : la réconciliation a été scellée devant le Chef de l’État Félix Tshisekedi, président national de l’UDPS, en présence de plusieurs hauts cadres du parti. Pour Augustin Kabuya, cette initiative vise à restaurer l’image d’un parti affaibli par des querelles intestines. « Mon frère, le secrétaire général adjoint Deo Bizibu, et moi-même avons choisi de tourner cette page sombre qui ternissait l’image de ce grand parti national », a-t-il déclaré.
Les dissensions entre Kabuya et Bizibu avaient pris une dimension publique, alimentant rumeurs et spéculations dans l’opinion. Selon certains observateurs, ces querelles internes avaient ralenti la mobilisation du parti, au moment où l’UDPS cherche à consolider sa base et à préparer les prochaines échéances politiques. « Nous avons traversé une période de turbulences qui n’a fait que freiner notre progression et engendrer une perte de temps inutile », a reconnu Kabuya.

Dans un ton conciliant, le secrétaire général a invité les militants à cultiver l’esprit de pardon et de tolérance, valeurs héritées de l’idéologie du parti fondé par Étienne Tshisekedi. Il a présenté ses excuses « à ceux qui auraient pu être blessés » par ses propos, tout en accordant lui-même son pardon « à ceux qui [lui] ont causé du tort ».
Cette réconciliation vise à renforcer la cohésion de l’UDPS, déjà confrontée à plusieurs défis : la consolidation de son statut de parti au pouvoir, la gestion des frustrations de la base militante, et la nécessité de maintenir une image d’unité à l’approche de nouveaux enjeux électoraux et institutionnels.
Pour les proches du parti, il s’agit d’un signal politique fort, destiné à rassurer les « combattants » et à recentrer l’UDPS sur ses objectifs stratégiques, dans un contexte où les divisions internes pourraient profiter à ses adversaires.


