À l’occasion de la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi s’est adressé à la nation dans un discours résolument tourné vers l’avenir, saluant l’accord de paix signé à Washington entre la RDC et le Rwanda comme « une promesse de paix pour les populations des zones occupées », tout en insistant sur la justice, la souveraineté nationale et l’unité.
Signé le 27 juin à Washington sous l’égide du secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’accord entre Kinshasa et Kigali reprend les fondamentaux de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Pour Félix Tshisekedi, cet acte diplomatique « ouvre la voie à une nouvelle ère de stabilité, de coopération et de prospérité ».
Le Président a chaleureusement remercié les partenaires internationaux, notamment les États-Unis et le président Donald Trump, pour leur rôle déterminant dans le processus, saluant un engagement qui « a permis de réunir les parties autour d’une vision commune ». Il a également exprimé sa reconnaissance envers le Qatar et son émir, Tamim Ben Hamad Al Thani, pour leur médiation discrète mais efficace dans les discussions en cours à Doha, soulignant que ce dialogue s’inscrit dans une démarche globale vers une paix durable.
Dans un ton ferme et lucide, Félix Tshisekedi a tenu à rassurer l’opinion publique sur les enjeux économiques sous-jacents à cet accord : « Les ressources de la RDC ne seront jamais bradées ni livrées à des intérêts obscurs. Elles bénéficieront avant tout au peuple congolais. Aucun compromis ne sera toléré en matière de souveraineté économique. » Il affirme avec force : « Le Congo d’aujourd’hui n’est plus celui de l’impuissance. Nous avons les moyens de notre ambition. »
S’adressant directement aux Congolais vivant dans les provinces meurtries de l’Est, le Président a déclaré : « À vous, mes sœurs et mes frères de l’Est, je veux dire que votre résilience est une source d’inspiration pour la nation entière. Vos souffrances n’ont pas été vaines. » Il a promis que la paix ne serait plus un mirage : « Nous ne visons pas seulement la fin de la guerre, nous voulons une paix véritable. »
Félix Tshisekedi a exhorté la nation à transcender les clivages, à rejeter le discours de haine et les manipulations, rappelant que la vraie indépendance réside dans notre capacité à construire ensemble un avenir commun. « L’indépendance que nous célébrons aujourd’hui n’est pas seulement une conquête du passé. Elle est un cap pour l’avenir, un projet vivant et un idéal à construire chaque jour. »
Enfin, Tshisekedi s’est réjoui de la redynamisation de l’image de la RDC sur la scène internationale, évoquant l’élection du pays comme membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2026-2027. « Ce mandat n’est pas un honneur protocolaire. C’est une responsabilité politique et morale que nous porterons avec dignité, en faveur de la paix, du multilatéralisme et des intérêts du continent africain. »
Le discours du chef de l’État congolais s’inscrit dans une nouvelle dynamique où la paix, la souveraineté, la justice et la solidarité nationale se présentent comme les piliers d’un Congo fort et respecté. À 65 ans, la RDC semble vouloir affirmer avec force : le futur se prépare aujourd’hui, et c’est ensemble que nous l’écrirons.
Junior Kulele


