À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, l’archevêque de Kinshasa, Fridolin Ambongo, a livré un message fort sur l’état du pays. Depuis la cathédrale Notre-Dame du Congo, le prélat a estimé que les difficultés de la RDC trouvent leur origine dans une crise des valeurs et des mentalités. Pour le cardinal, la paix durable ne pourra être obtenue sans une profonde transformation intérieure des Congolais.
Il a exhorté la population à abandonner la violence, le tribalisme, la corruption et toutes les pratiques qui alimentent les divisions, au profit du dialogue, de la fraternité et du sens du bien commun. « Le temps est venu de passer de la violence au dialogue, du tribalisme à la véritable fraternité. Nous croyons que la solution commence par la conversion du cœur. Le malheur de notre pays réside dans le cœur du peuple congolais ; nous avons un mauvais cœur », a déclaré le cardinal devant les fidèles.
Au-delà de ce diagnostic, Fridolin Ambongo a invité les Congolais à ne pas céder au découragement malgré les décennies de conflits, de pauvreté et d’instabilité. Il a plaidé pour l’émergence d’une nouvelle génération de citoyens animés par l’intégrité, le patriotisme et l’engagement en faveur du renouveau national. Dans le même élan, le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo, Fulgence Muteba, s’est exprimé depuis Lubumbashi pour réaffirmer que la paix en République démocratique du Congo passe par un dialogue inclusif associant toutes les forces vives de la Nation.
À travers ces messages prononcés à l’occasion de la fête de l’indépendance, les responsables de l’Église catholique ont renouvelé leur appel à la réconciliation, à l’unité nationale et à la concertation, qu’ils considèrent comme les fondements indispensables d’une paix durable et d’un avenir plus prospère pour la République démocratique du Congo.
Elrick Elesse


