Face à la crise humanitaire qui s’aggrave dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé l’arrivée à Goma de 500 poches de sang et d’intrants médicaux essentiels pour soigner les blessés des récents affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles du M23.
L’Est de la RDC est confronté à une situation dramatique, avec 3 000 morts et 4 260 blessés recensés par le gouvernement congolais après les combats récents. Les hôpitaux de Goma, Bukavu et Uvira sont submergés par un afflux massif de patients nécessitant des soins d’urgence, notamment des transfusions sanguines.
« C’est avec une grande satisfaction que nous recevons ces poches de sang collectées à Kinshasa en collaboration avec le ministère de la Santé. Cela répond à un besoin crucial des populations de l’Est. L’OMS s’efforce depuis trois semaines d’acheminer ces produits en toute sécurité, et nous espérons qu’ils seront utilisés efficacement pour sauver des vies.«
— Dr Thierno Baldé, Incident Manager de l’OMS.
De son côté, la Dr Merveille Rubakare, coordinatrice provinciale de la transfusion sanguine au Nord-Kivu, a insisté sur l’importance de cette aide : « Le sang est vital pour les patients nécessitant une transfusion dans les structures hospitalières. Nous devons nous assurer qu’il est utilisé de manière efficace pour répondre aux besoins critiques. »
Le ministère de la Santé avait lancé une campagne nationale pour collecter 5 000 poches de sang en soutien aux hôpitaux de l’Est du pays. À ce jour, 2 900 poches ont été réunies à Kinshasa et sont en cours d’acheminement. Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a précisé que pour assurer la conservation et la sécurité des poches de sang, celles-ci transiteront par Kigali (Rwanda) et Nairobi (Kenya) avant d’arriver à Goma. « Toutes les précautions ont été prises pour garantir que le sang arrive en bon état et puisse être utilisé immédiatement par les hôpitaux. »
L’acheminement des produits médicaux vers les zones de conflit est un défi logistique majeur, aggravé par l’insécurité et l’instabilité. La mobilisation de l’OMS, en partenariat avec le gouvernement congolais, est une réponse urgente pour renforcer la prise en charge des civils et des militaires blessés dans les zones de guerre.
Cependant, les besoins restent immenses et la communauté humanitaire appelle à une intensification des efforts pour apporter plus d’aide aux populations en détresse.
Junior Kulele


