La situation épidémiologique du choléra devient de plus en plus préoccupante en République démocratique du Congo. Selon le rapport hebdomadaire publié ce lundi 7 juillet 2025 par le ministère de la Santé, 1 516 cas ont été notifiés pour la seule semaine 26, confirmant une moyenne nationale supérieure à 1 200 cas par semaine.

Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention tire la sonnette d’alarme. Les dernières données révèlent : Un taux de positivité supérieur à 35 % ; Une létalité variant de 1 à 16 % selon les provinces ;
Des provinces fortement touchées, notamment : Tshopo (30 % des cas), Sud-Kivu (20 %), Maniema et Kinshasa, également sous pression. Les zones de santé les plus affectées comprennent Uvira, Katana, Kokolo, Isangi, Yakusu, Kindu, entre autres.
Dans la capitale congolaise, 25 des 35 zones de santé sont désormais touchées, avec une augmentation continue des cas observée depuis trois semaines consécutives. Cette propagation rapide suscite l’inquiétude des autorités sanitaires qui redoutent une extension incontrôlable de l’épidémie.

Face à la gravité de la situation, le ministère de la Santé a tenu, ce même 7 juillet, une réunion technique de crise pour évaluer la progression du choléra et d’autres épidémies en cours. Dans un message rassurant, les autorités affirment que les dispositifs de riposte sont toujours en place : « Le dispositif national de réponse demeure pleinement opérationnel, avec la poursuite des investigations, la prise en charge des cas et les actions de prévention », précise le communiqué officiel.
Le ministère insiste sur l’importance de la vigilance communautaire, du signalement rapide des cas et du respect des mesures d’hygiène comme piliers fondamentaux dans la lutte contre cette épidémie.
Djodjo Mafuku


