Une vague de deuil frappe l’orphelinat Mama Koko, rattaché à la Fondation Pédiatrique de Kimbondo, à Kinshasa. Depuis plusieurs jours, une épidémie non encore identifiée a fait plusieurs victimes parmi les enfants hébergés dans cet établissement, déjà fragilisé par le manque de moyens.
Le dernier bilan provisoire fait état d’une dizaine de décès, dont un garçon décédé ce matin, ainsi que de nombreux cas critiques transférés en urgence vers les installations sanitaires du camp militaire Kokolo. Les enfants vivant avec un handicap figurent parmi les plus durement touchés.
À ce stade, l’origine de cette épidémie reste indéterminée, plongeant les encadreurs et le personnel médical dans l’incertitude la plus totale. Des symptômes graves et évolutifs ont été rapportés, sans que les diagnostics préliminaires ne permettent d’identifier une cause précise. Les autorités sanitaires sont vivement interpellées pour diligenter une enquête urgente et déployer des équipes spécialisées sur place. Toute minute de retard pourrait coûter d’autres vies.
Face à cette crise humanitaire silencieuse, les responsables de l’orphelinat lancent un appel désespéré à l’aide : soutien matériel, médical, moral, mais aussi mobilisation collective pour comprendre, stopper et contenir l’épidémie. « Nous avons besoin de tout : médicaments, nourriture, vêtements, et surtout d’une intervention médicale urgente. Ces enfants ne peuvent pas être abandonnés à leur sort », confie un encadreur visiblement bouleversé.
Des appels à la prière, au partage d’informations et à la mobilisation des bonnes volontés se multiplient sur les réseaux sociaux, espérant susciter une réaction rapide des autorités et de la société civile.
Cette tragédie remet en lumière les conditions de vie précaires dans de nombreuses structures d’accueil pour enfants vulnérables en RDC, ainsi que la nécessité d’une surveillance sanitaire rigoureuse dans ces lieux à haut risque. Alors que la douleur s’installe à Mama Koko, la République toute entière est appelée à se lever, pour sauver ce qui peut encore l’être.
La rédaction de b-onetv.cd


