Le gouvernement de la République démocratique du Congo tire la sonnette d’alarme. Selon le ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo, un renforcement massif et suspect des troupes rwandaises est observé dans l’Est du pays. Objectif présumé : faire tomber la ville stratégique d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
Lors du Conseil des ministres tenu ce vendredi 11 juillet 2025, le Vice-Premier ministre a dénoncé « des mouvements incessants de troupes et de matériels militaires sur les lignes de front, notamment au Nord et au Sud-Kivu », pointant du doigt « les forces rwandaises et leurs supplétifs ».
Face à cette menace croissante, Kinshasa active une réponse militaire multiforme. D’un côté, les Forces armées de la RDC (FARDC) poursuivent les opérations conjointes avec l’armée ougandaise (UPDF) contre les ADF dans la région orientale. De l’autre, les opérations « Gemba » continuent pour neutraliser les miliciens Mobondo, hostiles au programme de désarmement (P-DDRCS).
Selon Guy Kabombo, « des offensives simultanées, aériennes et terrestres, ont été menées en Ituri par la force conjointe FARDC-UPDF, ciblant les positions des terroristes ADF-MTM dans les forêts d’Irumu et de Mambasa ». L’objectif : désorganiser leurs bases et rétablir l’autorité de l’État dans des zones longtemps abandonnées.
À l’Ouest du pays, les autorités congolaises annoncent également des avancées significatives. Grâce aux actions combinées des FARDC et à la réforme de la Réserve armée, plus de 1 500 insurgés ont déposé les armes dans la région de Bukanga-Lonzo. Leur regroupement est en cours, en vue d’un transfert vers Kasangulu.
Kinshasa durcit donc le ton et réorganise son dispositif de défense, sur fond de tensions régionales croissantes. Une situation explosive à surveiller de très près.
Djodjo Mafuku


