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RDC : les entreprises publiques au bord de l’effondrement, l’État appelé à une réforme profonde de la gouvernance

9 mois ago
in Portefeuille
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RDC : les entreprises publiques au bord de l’effondrement, l’État appelé à une réforme profonde de la gouvernance
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La République Démocratique du Congo fait face à une crise structurelle persistante dans la gestion de ses entreprises publiques. Jadis moteurs de l’économie nationale, ces entités sont aujourd’hui en proie à une inefficacité chronique, une rentabilité en berne et une gouvernance défaillante. Ce constat alarmant a été reconnu par le gouvernement lui-même, qui alerte sur l’état préoccupant de son portefeuille d’entreprises.

Longtemps considérées comme les fleurons économiques du pays, des entreprises telles que la Gécamines, la MIBA, l’ONATRA, la SNCC ou encore les Lignes Aériennes Congolaises (LAC) peinent désormais à remplir leurs missions. Elles ne sont souvent plus que l’ombre d’elles-mêmes, accablées par un passif financier lourd que l’État peine à éponger.

À l’origine de ce déclin : une mauvaise gouvernance persistante, marquée par un manque de leadership, une résistance au changement, des nominations à caractère politique, ainsi qu’un contrôle quasi inexistant. À cela s’ajoutent la corruption, l’incompétence de certains gestionnaires, et des structures de gestion obsolètes, qui ont précipité leur descente aux enfers.

Malgré plusieurs tentatives de réformes entamées depuis les années 2000, notamment la transformation des entreprises publiques en sociétés commerciales dans le but d’en accroître la compétitivité, les résultats se font attendre. Ces initiatives ont souvent échoué en raison de l’absence d’une vision claire, d’un cadre de gouvernance adapté, et d’une définition confuse du rôle de l’État, partagé entre ses fonctions de propriétaire, régulateur et promoteur.

Les audits successifs ont mis en lumière les relations floues entre l’État et ses entreprises, affectant tant la prise de décision que la responsabilisation des gestionnaires. Les conseils d’administration, censés être des organes stratégiques, se limitent souvent à une gestion opérationnelle, tandis que certains directeurs généraux bloquent ou détournent l’exécution des décisions, affaiblissant ainsi la mise en œuvre des stratégies de développement.

La grande part de responsabilité revient à l’État, accusé de privilégier des critères politiques plutôt que professionnels dans la désignation des dirigeants. Ce favoritisme entraîne une inefficacité systémique et mine la crédibilité des structures concernées. Le manque de mécanismes de contrôle empêche l’évaluation rigoureuse des performances et l’établissement de la redevabilité. À cela s’ajoutent des rivalités internes au sein des entreprises, créant un climat de méfiance et de dysfonctionnement.

Les états généraux des entreprises publiques, récemment organisés à Kinshasa, ont permis de dresser un diagnostic sans concession de la situation et d’ouvrir un espace de dialogue entre le gouvernement, les gestionnaires publics et la société civile. Cette rencontre a été l’occasion d’identifier des pistes pour réorganiser le portefeuille de l’État, renforcer les capacités managériales, professionnaliser la gouvernance et clarifier les rôles institutionnels.

Toutefois, ces efforts resteront vains sans une volonté politique forte, une mise en œuvre effective des réformes, et surtout une rupture avec les pratiques de gouvernance clientélistes. Le succès passera par la mise en place d’un cadre transparent, la nomination sur base de compétence, et l’implication de mécanismes de redevabilité clairs et impartiaux.

La relance des entreprises publiques en RDC ne pourra aboutir que si l’État assume pleinement son rôle de garant de la gouvernance, tout en laissant aux entreprises l’autonomie nécessaire pour évoluer dans un environnement compétitif. Il ne s’agit plus seulement de réformer, mais de transformer radicalement la culture institutionnelle. L’avenir du développement économique du pays en dépend.

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