Les agents et cadres de l’Agence congolaise de l’environnement (ACE) ont organisé ce mercredi une marche pacifique de reconnaissance à l’endroit du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour avoir réhabilité leur Directeur général, Delphin Lama Onyangunga. Le cortège est parti de la place des Évolués pour s’achever devant le Palais de la Nation, dans la commune de la Gombe.
Brandissant des pancartes et scandant des chants de soutien, les manifestants ont salué ce qu’ils considèrent comme un acte de justice et une reconnaissance de la bonne gestion financière du DG par le chef de l’État. Pour eux, cette décision vient redorer l’image de leur établissement public et redonner espoir à son personnel.
Les agents ont également profité de cette mobilisation pour exprimer leur indignation face aux accusations selon lesquelles ils auraient paralysé le fonctionnement de l’entreprise. Ils ont rejeté ces allégations, affirmant qu’elles visent à ternir leur engagement professionnel.
Autre point mis en avant : la dénonciation de ce qu’ils qualifient de « tribalisation » de la gestion du Directeur général adjoint, une situation qu’ils jugent contraire à l’éthique républicaine et à l’unité nationale. Dans leurs messages, les manifestants ont appelé à la fin des pratiques discriminatoires au sein de l’institution.
Les manifestants ont par ailleurs réitéré leur soutien à l’audit financier et administratif lancé par l’Inspection générale des finances (IGF), estimant que toute initiative visant la transparence et la redevabilité est la bienvenue. Ils ont souligné que cette démarche renforce la gouvernance et permet d’identifier les véritables responsabilités au sein de l’agence.
Interrogés sur place, plusieurs cadres ont salué la réhabilitation de Delphin Lama comme un signal fort de la volonté du président Tshisekedi de promouvoir le mérite, la transparence et l’efficacité dans les entreprises publiques. Pour eux, cette mobilisation est une démonstration d’unité autour d’un leadership jugé intègre et porteur d’une vision claire pour l’ACE.
Dans un contexte où les entreprises publiques sont appelées à davantage de performance et de responsabilité, cet élan de solidarité au sein de l’ACE pourrait marquer un tournant dans l’implication des agents pour défendre les intérêts de leurs institutions.
Jehovani Mulumba


