La crise politique qui secoue l’Assemblée nationale franchit un nouveau cap. Alors que 262 députés nationaux ont signé des pétitions réclamant la destitution de Vital Kamerhe et de quatre autres membres du bureau, le premier vice-président de la chambre basse, Jean-Claude Tshilumbay, a convoqué une plénière décisive pour ce mercredi.
Cette séance, annoncée dans les délais fixés par le règlement intérieur, sera consacrée exclusivement à l’examen des pétitions. Conformément aux textes, les débats ne pourront être ni suspendus ni interrompus jusqu’au vote final. Chaque membre du bureau concerné sera examiné séparément, afin de permettre à l’Assemblée plénière de se prononcer au cas par cas.
En vertu du règlement, la majorité absolue des députés présents sera nécessaire pour prononcer la déchéance. Le rôle de Jean-Claude Tshilumbay s’avère central : c’est à lui, en tant que premier vice-président non visé par les pétitions, qu’il revient de conduire cette séance à haute tension.
L’avenir politique de Vital Kamerhe, figure clé de la majorité et allié stratégique du président Félix Tshisekedi, est donc suspendu à ce rendez-vous parlementaire. La plénière de mercredi s’annonce comme un moment de vérité qui pourrait redessiner les équilibres au sein de la coalition au pouvoir.


