La flambée du dollar et la spéculation sur le taux de change ont fait irruption dans l’hémicycle. Les députés nationaux, excédés par la volatilité du franc congolais, ont interpellé le gouvernement, exigeant des mesures urgentes pour stopper la dérive. Au cœur des débats, le député Olive Mudekereza a pointé du doigt les pratiques jugées abusives de certaines institutions financières : « Les banques achètent à 2 000 FC et revendent à 2 300 FC, c’est inacceptable ! », a-t-il fustigé, dénonçant une situation qui fragilise davantage le pouvoir d’achat des Congolais.
Face à cette pression parlementaire, le Président Félix Tshisekedi a donné instruction au ministre de l’Économie d’agir sans délai afin de rétablir l’ordre sur le marché de change et restaurer la confiance dans la monnaie nationale. Dans la foulée, le gouvernement a réaffirmé sa détermination à renforcer la surveillance du marché des changes et à uniformiser les taux.
Lors du compte rendu du Conseil des ministres, Jean-Lucien Bussa, a souligné la nécessité d’une transparence accrue dans la formation des prix, gage de la stabilité du panier de la ménagère. « La vérité sur les prix, c’est la clé du pouvoir d’achat », a-t-il martelé, appelant les opérateurs économiques à la responsabilité. Entre promesse d’action et impatience populaire, le défi du moment reste clair : redonner au franc congolais sa valeur et aux citoyens, leur confiance dans l’économie nationale.
La rédaction de b-onetv.cd


