Les 21 et 22 octobre 2025, Washington DC a accueilli la troisième réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM) entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Cette rencontre, tenue sous la facilitation des États-Unis, du Qatar et de la Commission de l’Union africaine, marque une étape clé dans la mise en œuvre de l’accord de Washington, signé pour ramener la paix dans l’Est de la RDC et apaiser les tensions entre Kinshasa et Kigali.
Les délégués congolais et rwandais ont réaffirmé leur engagement à exécuter l’Ordre des opérations (OPORD), véritable plan de mise en œuvre du Concept d’opérations (CONOPS) adopté lors des précédentes réunions. Cette nouvelle étape du processus est centrée sur deux priorités : la neutralisation effective des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupe armé d’origine rwandaise encore actif dans l’Est congolais ; la levée progressive des mesures défensives du Rwanda, conditionnée à l’évolution sur le terrain.
Selon le communiqué final du Département d’État américain, les discussions ont évalué les progrès réalisés depuis les réunions du Comité mixte de coordination (17–18 septembre) et du Comité d’opérations conjoint (1er octobre). Les participants ont convenu de renforcer le partage d’informations, l’analyse des menaces et la planification opérationnelle conjointe avant le lancement des opérations de neutralisation.
Les membres du JSCM ont également décidé de maintenir un suivi régulier du processus. Le quatrième cycle des discussions est prévu les 19 et 20 novembre prochains. Les deux gouvernements ont exprimé leur gratitude envers les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine pour leur appui constant dans la facilitation du dialogue et le suivi de la mise en œuvre de l’accord. « Tous les participants restent déterminés à promouvoir une paix durable dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs », souligne le communiqué américain.
En amont de ces discussions, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont réitéré leur appel aux FDLR à déposer les armes et à se rendre aux autorités ou à la MONUSCO pour leur rapatriement vers le Rwanda. Dans une déclaration signée par le général-major Sylvain Ekenge, les FARDC ont également averti leurs éléments : toute forme de collaboration avec les FDLR sera considérée comme une violation grave, passible de sanctions sévères.
Après l’échec du processus de Luanda et la chute de plusieurs villes de l’Est, l’accord de Washington apparaît comme une nouvelle tentative internationale pour stabiliser la région. En parallèle, le processus de Doha, actuellement en cours, s’attache à traiter les dimensions internes du conflit : restauration de l’autorité de l’État, désarmement, et réintégration des groupes armés.
En somme, les efforts conjoints de Washington et de Doha forment désormais les deux piliers diplomatiques d’une même ambition : ramener la paix durable dans l’Est de la RDC, longtemps meurtri par les conflits armés et les rivalités régionales.
La rédaction de b-onetv.cd


