La capitale congolaise entre dans une phase de vigilance accrue. Face à une montée inquiétante des braquages à main armée, Daniel Bumba Lubaki hausse le ton et enclenche une riposte d’envergure. Objectif : reprendre le contrôle de la rue et rassurer une population de plus en plus exposée. Réuni en urgence à l’Hôtel de ville le 10 avril, le Comité de sécurité a acté un changement de posture. Désormais, les forces de l’ordre sont mobilisées en continu, avec des patrouilles renforcées de jour comme de nuit sur l’ensemble de la ville.
Pour l’autorité urbaine, il ne s’agit plus de contenir, mais de neutraliser. “Garantir le bien-être des Kinois et protéger leurs biens” n’est plus un slogan, mais une ligne d’action immédiate. Cette décision marque le passage à une stratégie offensive face à un banditisme urbain de plus en plus audacieux. Ces dernières semaines, Kinshasa a été secouée par une série d’attaques ciblées, souvent violentes et bien coordonnées.
Dans la nuit du 9 avril, une maison de change a été braquée à Barumbu. Quelques jours plus tôt, le 31 mars, un autre assaut était signalé à Binza Delvaux, à proximité d’une agence bancaire. Le 16 mars, un bijoutier était abattu à Yolo Sud, illustrant la brutalité croissante de ces actes criminels. Ces incidents, loin d’être isolés, dessinent une tendance préoccupante : des réseaux structurés, capables de frapper rapidement avant de disparaître dans le tissu urbain.
Face à cette menace, le gouverneur veut imposer un rapport de force. L’intensification des opérations sécuritaires s’accompagne d’une réorganisation des dispositifs sur le terrain : présence accrue des forces, surveillance des zones sensibles et interventions rapides en cas d’alerte. L’ambition est double : démanteler les réseaux criminels et restaurer un sentiment de sécurité dans une ville où la peur commence à s’installer.
Au-delà des opérations, cette offensive traduit une volonté politique claire : réaffirmer l’autorité de l’État dans l’espace urbain. Car à travers ces braquages, c’est aussi la confiance des citoyens qui vacille. En décrétant un état d’alerte sécuritaire sur toute l’étendue de la capitale, Daniel Bumba Lubaki envoie un signal fort : Kinshasa ne cédera pas à la loi des armes.
Reste désormais à transformer cette mobilisation en réalisations concrètes. Car pour les Kinois, une seule attente domine : retrouver des rues sûres, où travailler, circuler et vivre ne relèvent plus du risque quotidien.
La rédaction de b-onetv.cd


