La 30ᵉ Conférence des Nations unies sur le climat a été secouée, ce jeudi 20 novembre 2025, par un incendie survenu aux alentours de 14h05 (heure de Brasília) dans l’un des pavillons du site de Belém. Le sinistre, dont l’origine n’est pas encore établie, s’est déclaré à quelques mètres seulement des stands de la RDC et de la Chine, provoquant un mouvement de panique.

Grâce à l’intervention immédiate des équipes de sécurité, les flammes ont été maîtrisées en quelques minutes. L’évacuation, menée avec une grande efficacité, a permis d’éviter toute victime. Mais l’incident a suffi à paralyser totalement les discussions en cours, obligeant les organisateurs à prolonger les négociations, qui devaient s’achever ce vendredi 21 novembre.
Sur place, les délégations ont d’abord été prises par la confusion. Une participante raconte : « Nous étions sur le point de sortir manger quand nous avons entendu des échanges en portugais autour de nous. Nous ne comprenions pas. Puis les anglophones ont traduit : il y a un feu. La panique a commencé. On nous a dit que l’incendie serait parti du stand de la Chine, juste à côté de celui de la RDC. » Encore sous le choc, beaucoup peinent à réaliser qu’un événement aussi imprévisible a pu interrompre un sommet d’une telle ampleur.

Cet incident met en lumière un paradoxe cruel : alors que la planète discute de résilience climatique, la conférence elle-même se retrouve déstabilisée par un aléa inattendu.
Une preuve supplémentaire que les crises ne viennent pas toutes du réchauffement, mais que la préparation face à l’urgence reste indispensable quel qu’en soit l’origine.
Jehovani Mulumba


