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Quartier Camping : vivre au bord du vide, entre terre qui glisse et nuits sous tension

3 jours ago
in Société
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Quartier Camping : vivre au bord du vide, entre terre qui glisse et nuits sous tension
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À Selembao, il existe un quartier où chaque pluie ressemble à un avertissement. Un territoire suspendu, accroché à des collines fragiles, où la vie tient parfois à quelques centimètres de terre. Bienvenue à Camping. Ici, rien n’est stable. Ni le sol. Ni les murs. Ni les nuits. À la moindre averse, les regards changent. Ils se lèvent vers les hauteurs, scrutent les pentes, surveillent les fissures. La pluie n’est pas qu’un phénomène naturel : elle est une épreuve.

Les collines, rongées par l’érosion, semblent respirer… puis céder. Les murs se fissurent, lentement, comme des cicatrices qui s’élargissent. Les habitations, construites à flanc de pente, donnent l’impression de défier une chute inévitable. Et parfois, la terre tranche. Les habitants s’en souviennent. Ces nuits où tout bascule. Ces grondements sourds. Ces maisons englouties, avec leurs souvenirs.

Ici c’est une urbanisation qui a devancé la raison. Camping n’est pas né du hasard. Il est le fruit d’une expansion urbaine rapide, incontrôlée. Les collines, autrefois intactes, ont été colonisées sans véritable plan d’aménagement. Résultat : un équilibre précaire, où chaque construction fragilise un peu plus le terrain. Les routes ? Défoncées. Les accès ? Étroits, parfois impraticables. Les infrastructures ? En recul. Centres de santé et écoles ont dû reculer, quitter les zones à risque, laissant derrière eux un vide inquiétant.

Mais il faut vivre, malgré tout. Parceque, la vie insiste. Les enfants glissent sur des sentiers boueux pour aller à l’école. Les femmes descendent les pentes avec des charges, défiant le vertige et la fatigue. Chaque déplacement devient un calcul. Chaque geste, une prise de risque. À Camping, survivre est une compétence. Une autre peur : celle des hommes. Comme si la nature ne suffisait pas, une autre menace s’installe une fois la nuit tombée. Dans l’obscurité, profitant de l’enclavement du quartier, des bandes de kuluna imposent leur loi. Vols, agressions, intimidations : ici, le danger a deux visages.
La terre qui s’effondre.

Et l’insécurité qui rôde. L’urgence…inaccessible. Quand le pire arrive, les secours peinent à suivre. Les ambulances hésitent. Les routes bloquent. Les interventions se compliquent. À Camping, la première ligne de secours, ce sont les voisins. La solidarité devient un système de survie. Des solutions fragiles face à un danger réel. Face à l’urgence, les habitants improvisent : sacs de sable, pierres empilées, caniveaux artisanaux. Une résistance courageuse… mais insuffisante.

Interrogé sur la situation, Me Womumu Yanyi Mathias reconnaît la gravité du problème. Il évoque des pistes en cours : systèmes de drainage, stabilisation des zones critiques, et à terme, la relocalisation des familles les plus exposées. Mais sur le terrain, l’attente est longue. Et le danger, lui, immédiat. Camping est plus qu’un quartier. C’est un symbole. Celui d’une ville, Kinshasa, qui grandit plus vite que son encadrement. Celui d’une urbanisation sans filet. Celui d’une population laissée entre débrouille et abandon.

Sans un plan clair drainage, stabilisation, relogement, le pire reste possible. Et ici, tout le monde le sait. À Camping, on ne dort jamais complètement tranquille. Chaque nuage est observé. Chaque fissure est surveillée. Chaque nuit est une attente. Une attente silencieuse. Suspendue au ciel…et à un sol qui, un jour, pourrait ne plus répondre.

Constantin Ntambwe

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