• ACTUALITÉ
  • Nos émissions télé
  • Biso
  • A Propos
  • Contact
vendredi, avril 17, 2026
B-one télévision
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
No Result
View All Result
B-one télévision
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
Home Sécurité

Uvira, entre annonce de retrait et zones d’ombre : Le scepticisme de Kinshasa face à la communication de l’AFC/M23

4 mois ago
in Sécurité
0 0
Uvira, entre annonce de retrait et zones d’ombre : Le scepticisme de Kinshasa face à la communication de l’AFC/M23
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur whatsapp

L’annonce par l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) d’un retrait de ses forces de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, a suscité plus de questions que de soulagement au sein du gouvernement congolais. Loin d’y voir un geste de désescalade crédible, les autorités de Kinshasa appellent à la prudence et à la vigilance, soulignant le flou qui entoure cette déclaration unilatérale.

Au cœur de cette réaction, les interrogations publiques du porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, résument le malaise : « Où partent-ils ? Combien étaient-ils ? Que laissent-ils derrière eux ? ». Ces questions, posées sur le réseau social X, traduisent une profonde méfiance face à un mouvement armé accusé par la RDC et plusieurs partenaires internationaux d’être soutenu par le Rwanda. Pour Kinshasa, un simple communiqué ne saurait remplacer des actes vérifiables sur le terrain.

L’un des principaux points de friction réside dans l’absence de mécanisme indépendant permettant de confirmer la réalité de ce retrait. Patrick Muyaya a insisté sur le caractère « unilatéral » de l’annonce, rappelant que le gouvernement congolais attend avant tout « le retrait effectif des troupes rwandaises de toutes les parties occupées du territoire national ». Dans ce contexte, la crainte de voir des combattants se fondre dans la population civile, déguisés en civils, reste vive, tout comme celle de la découverte de fosses communes ou d’autres exactions dissimulées.

De son côté, l’AFC/M23 affirme que le mouvement de retrait est en cours et devrait être achevé rapidement. Son président, Bertrand Bisimwa, appelle la médiation internationale à garantir la protection de la ville contre d’éventuelles représailles ou une « remilitarisation ». Une position paradoxale aux yeux de Kinshasa, alors même que le groupe armé prévient qu’un retour immédiat des FARDC ou des groupes Wazalendo à Uvira ne serait « pas toléré », posant ainsi des conditions à l’exercice de la souveraineté de l’État congolais.

Autre élément alimentant le scepticisme : l’annonce ne concerne que la seule ville d’Uvira, sans mention des autres localités conquises depuis le 10 décembre. Cette sélectivité renforce l’idée, au sein du pouvoir congolais, d’une manœuvre de communication visant à desserrer la pression diplomatique plutôt qu’à engager un véritable processus de désengagement militaire. Pour Kinshasa, toute initiative crédible doit s’inscrire dans un cadre global, transparent et vérifiable, et non dans des gestes partiels susceptibles de redéploiements tactiques plutôt que de retraits réels.

Sur le plan international, le dossier continue de mobiliser les partenaires de la RDC. À Washington, le secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau, a récemment échangé avec la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, sur la détérioration de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Les autorités américaines reconnaissent l’implication du M23 soutenu par les forces rwandaises, selon leurs propres déclarations.

L’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a confirmé que les plus hautes instances américaines suivent de près l’évolution de la crise et que Washington poursuivra ses efforts diplomatiques pour ramener les parties au cadre de négociation.

En définitive, l’épisode d’Uvira illustre une constante dans la crise sécuritaire à l’est de la RDC : les annonces spectaculaires ne suffisent plus. Kinshasa exige des preuves, des garanties et un retrait total, et non des gestes symboliques aux contours flous. Tant que les questions soulevées par Patrick Muyaya resteront sans réponses claires, l’annonce de l’AFC/M23 apparaîtra davantage comme une opération de communication que comme un véritable pas vers la paix.

Junior Kulele

Dans la même catégorie

Flash – Kinshasa : un motocycliste ‘’ tué par un militaire ‘’, violentes réactions sur Elengesa
Sécurité

Flash – Kinshasa : un motocycliste ‘’ tué par un militaire ‘’, violentes réactions sur Elengesa

16 avril 2026
Kinshasa : l’offensive totale contre les braquages est lancée
Sécurité

Kinshasa : l’offensive totale contre les braquages est lancée

12 avril 2026

Contactez-nous

Email : publicite@b-onetv.cd

Email : infos@b-onetv.cd

 

  • Publicité
  • A Propos
  • Contact
  • Confidentialité

© 2023 B-one Télévision - All Rights Reserved. Conçu par Jonathan mus

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Nos émissions télé
  • Biso
  • A Propos
  • Contact

© 2023 B-one Télévision - All Rights Reserved. Conçu par Jonathan mus