Le paysage académique congolais s’enrichit d’une nouvelle référence. L’ouvrage « Droit congolais des marchés publics, Tome 1 », signé par le professeur Pascal-Auguste Mpiana Kabeya et publié aux éditions Mediaspaul, vient combler un vide dans la littérature juridique nationale. Avec ses 585 pages et l’analyse de plus de 84 articles, ce livre propose une lecture structurée et approfondie du cadre légal régissant les marchés publics en République démocratique du Congo.

L’auteur y décortique les procédures de passation, tout en abordant les enjeux liés aux partenariats public-privé. L’ambition est claire : rendre plus accessibles des mécanismes souvent perçus comme complexes, mais essentiels au fonctionnement de l’État. L’ouvrage est préfacé par le professeur Jacques Djoli et postfacé par le ministre des Infrastructures, John Banza Lunda.
Présenté dans un auditorium plein à craquer, le livre a réuni juristes, économistes et praticiens du secteur. Les professeurs Évariste Boshab et Jacques Djoli ont conduit la cérémonie, saluant la rigueur intellectuelle et la portée scientifique de cette publication. Tous ont insisté sur la qualité de l’analyse et la contribution majeure de l’ouvrage à la compréhension du droit des marchés publics.
Dans un contexte où les publications spécialisées restent rares en RDC, ce livre répond à un besoin pressant : celui de structurer la pensée juridique et de fournir des repères clairs aux professionnels. À travers cette initiative, le professeur Mpiana Kabeya entend non seulement enrichir le débat académique, mais aussi outiller les acteurs impliqués dans la gestion des marchés publics.
La sortie de cet ouvrage ne marque qu’une étape. D’autres activités scientifiques, notamment des colloques et conférences, sont prévues pour en faciliter l’appropriation. Un second tome est également annoncé, cette fois consacré aux partenariats public-privé, prolongeant ainsi une démarche qui ambitionne de renforcer durablement la doctrine juridique congolaise. Un livre, donc. Mais surtout, une pierre de plus dans la construction d’un savoir juridique national.
C.I.M


