La nuit du mercredi 8 Avril 2026 a été courte à Kinshasa. Et lourde. Très lourde. Au petit matin du Jeudi 9, la capitale congolaise s’est réveillée avec une nouvelle qui glace : l’homme d’affaires Vally Amisi a été retrouvé mort, tué par balles, dans des circonstances encore obscures. Un drame brutal qui secoue les milieux économiques et alimente une onde de choc bien au-delà de la commune de la Gombe.

Tout commence dans la nuit de mercredi à jeudi. Quelques heures plus tard, le corps sans vie de Vally Amisi est découvert derrière un hôtel aux alentours du Beach Ngobila. Très vite, les premières interrogations surgissent. Puis viennent les images. Des vidéos de surveillance, massivement relayées sur les réseaux sociaux, offrent une reconstitution troublante des derniers instants de la victime. Sur les séquences : Vally Amisi apparaît entrant dans ce qui ressemble à une chambre d’hôtel, accompagné d’un homme décrit comme grand et élancé.
Quelques instants plus tard, cet individu ressort seul… mais dans une tenue différente. Plus dérangeant encore : il est filmé en train d’obstruer volontairement une caméra de surveillance à l’aide d’un col isolant. Puis, une troisième scène, glaçante. Dans un ascenseur, l’homme identifié comme le suspect semble hésiter. À ses pieds, une forme humaine au sol. Un corps ? Peut-être celui de Vally Amisi. Il renonce finalement à sortir, comme pris dans un moment de doute, avant de disparaître.

Un suspect en fuite, une version qui vacille
Au cœur de l’affaire, un nom : Mukena Mwepu Beni. Le parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe a rapidement réagi en émettant un avis de recherche pour « assassinat ». Mais malgré cette traque, le principal suspect reste introuvable. Pourtant, dans un premier temps, ce dernier aurait tenté de désamorcer les soupçons.
Selon la journaliste Rachel Kitsita, il l’aurait contacté pour nier toute implication, affirmant se trouver chez lui au moment des faits. Une ligne de défense désormais fragilisée. Car les nouvelles images, révélées notamment par le journaliste Rachel Kitsita, viennent sérieusement contredire cette version. Elles placent le suspect présumé au plus près de la victime, dans les instants précédant sa mort.

Une enquête sous pression
À ce stade, les circonstances exactes de l’assassinat restent à établir. Les motivations, elles aussi, demeurent inconnues : règlement de comptes, différend privé ou autre piste criminelle plus complexe ? Une chose est sûre : la pression est désormais maximale sur les enquêteurs. Entre émotion populaire, viralité des images et contradictions dans les témoignages, cette affaire est en train de devenir l’un des dossiers criminels les plus sensibles de ces derniers mois à Kinshasa. Et pendant que la justice tente de reconstituer le puzzle, une question hante les esprits : Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ?
Junior Kulele


