En mission officielle à Kinshasa, la ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a délivré un message de fermeté sans équivoque à l’attention des candidats à l’exil : « restez au pays ! ». L’objectif de ce déplacement est clair : décourager les départs irréguliers et clarifier les réalités juridiques auxquelles font face les demandeurs d’asile une fois arrivés sur le sol européen.
Des chances de succès « presque inexistantes » Selon la Ministre, entamer des démarches pour obtenir l’asile en Belgique est aujourd’hui une entreprise vouée à l’échec pour la grande majorité des postulants congolais.« Les chances d’obtenir une protection internationale sont presque inexistantes », a-t-elle martelé. Cette déclaration souligne un durcissement des critères d’octroi du statut de réfugié, la Belgique considérant désormais que de nombreux dossiers ne répondent plus aux exigences strictes de la protection internationale.
Rappel des règles
Le piège du visa de court séjour Anneleen Van Bossuyt a également tenu à lever toute ambiguïté sur les procédures administratives. Elle a rappelé qu’un visa de tourisme ou de court séjour n’est en aucun cas une porte d’entrée vers l’asile. L’utilisation d’un visa de court séjour pour demander l’asile est jugée incompatible avec les règles migratoires belges. Les personnes tentant cette voie s’exposent à des refus systématiques et à des procédures d’expulsion.
Une coopération sécuritaire renforcée
Ce message a été porté au plus haut niveau de l’État congolais. La Ministre a échangé avec le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, lors d’une séance de travail stratégique. La rencontre s’est déroulée en présence du Directeur Général de la DGM (Direction Générale de Migration) et l’Ambassadrice de Belgique en RDC. Ces échanges visent à renforcer la collaboration entre Bruxelles et Kinshasa pour mieux gérer les flux migratoires et lutter contre les réseaux de migration clandestine.
Danny Ngubaa Yambushi


