Le rêve s’est arrêté à un souffle du sacre, là où les grandes histoires basculent entre gloire et apprentissage. En finale de la FIFA Series, les Léopards dames de la République démocratique du Congo ont vu leur élan stoppé par la Thaïlande, victorieuse sur le score de 2-0.

Une défaite au goût amer, tant le parcours des Congolaises avait jusque-là frôlé la perfection, porté notamment par une victoire éclatante face à l’Indonésie. Mais au-delà du score, cette finale raconte autre chose : celle d’une équipe en construction, audacieuse, qui apprend à regarder les sommets sans détourner les yeux. Car tomber à la dernière marche, c’est aussi prouver qu’on a su grimper toutes les autres. Et les chiffres viennent tempérer la déception.
Malgré ce revers, la RDC enregistre une progression encourageante au classement mondial féminin de la FIFA. Les Léopards dames gagnent deux places et se hissent désormais au 103ᵉ rang mondial, tout en conservant leur 14ᵉ position sur le continent africain. Un bond symbolique qui traduit les efforts consentis et le potentiel en pleine éclosion de cette sélection.

Certes, ce classement reste provisoire, susceptible d’évoluer au gré des résultats des autres nations engagées, notamment avec les rencontres des éliminatoires UEFA pour la Coupe du monde féminine et les prochaines affiches des FIFA Series. La RDC pourrait ainsi stabiliser sa position ou connaître un léger recul, une fluctuation logique dans un environnement compétitif en constante mutation.
Mais une chose est sûre : cette finale perdue n’est pas une fin, c’est un signal. Celui d’une génération qui frappe à la porte du très haut niveau. Celui d’un football féminin congolais qui, malgré les obstacles, apprend à rêver plus grand… et surtout, à y croire.
Junior Kulele


