À Kinshasa, les autorités congolaises ont dressé un état des lieux détaillé de la sous-traitance dans le secteur privé, un levier désormais présenté comme stratégique pour la transformation économique du pays. Ce lundi 27 avril 2026, le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, et le Directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé, Miguel Kashal Katemb, ont coanimé un briefing presse au studio Maman Angebi de la RTNC.

Au centre des échanges : la régulation de la sous-traitance, ses résultats concrets et ses perspectives, notamment pour les PME congolaises agréées, dans une dynamique visant la création d’une classe moyenne en République démocratique du Congo. D’entrée de jeu, Miguel Kashal a insisté sur l’impact direct de la sous-traitance dans la chaîne de valeur économique, notamment à travers la création d’emplois.
Une orientation qui s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, déterminé à stimuler l’emploi à grande échelle. Les chiffres avancés traduisent une progression spectaculaire. « À notre arrivée, le chiffre d’affaires de la sous-traitance était estimé à près de 300 millions de dollars. Aujourd’hui, il dépasse les 2 milliards USD pour l’année 2023 », a révélé le Directeur général de l’ARSP. Une croissance attribuée à plusieurs leviers, dont la sensibilisation et le dialogue avec les acteurs du secteur.
Ce dialogue, instauré notamment avec la Fédération des entreprises du Congo, a permis d’aboutir à un consensus entre entreprises principales et sous-traitants. Une approche partenariale qui rompt avec les logiques de confrontation et s’inscrit dans l’esprit de la loi régissant la sous-traitance en RDC. Dans cette dynamique, plusieurs partenariats ont vu le jour, favorisant l’émergence d’un tissu économique local plus structuré. L’enregistrement des entreprises a également contribué à la création d’emplois déclarés, renforçant ainsi la formalisation du secteur.
Autre avancée notable : le partenariat conclu entre l’ARSP et l’Office national de l’emploi, permettant un partage croisé des bases de données, un outil clé pour mieux encadrer et suivre les opportunités d’emploi. Enfin, les autorités ont tenu à rappeler que la sous-traitance ne se limite pas au secteur minier. Elle s’étend désormais à l’ensemble des domaines d’activités, comme en témoignent les opérations de contrôle menées dans plusieurs provinces, notamment dans le Katanga, le Kongo Central, le Kwilu, ainsi qu’à Mbuji-Mayi et dans le Kasaï Oriental.
À travers ces réformes et ces résultats, le gouvernement congolais entend faire de la sous-traitance un véritable moteur de redistribution économique, capable de soutenir l’émergence d’une classe moyenne solide et durable.
La rédaction de b-onetv.cd


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