Le République démocratique du Congo et le Système des Nations Unies ont passé en revue, ce jeudi 14 mai 2026 à Kinshasa, la première année de mise en œuvre du Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (CCDD) 2025-2029, un programme stratégique aligné sur les priorités nationales et les Objectifs de Développement Durable.

Cette réunion du Comité de pilotage conjoint a rassemblé plusieurs responsables gouvernementaux, agences onusiennes, partenaires techniques et financiers, acteurs du secteur privé ainsi que des représentants de la société civile. Les travaux ont été co-présidés par Guylain Nyembo, la vice-ministre des Affaires étrangères et Bruno Lemarquis.
Au cours des échanges, les partenaires ont dressé le bilan des avancées enregistrées grâce à la collaboration entre le gouvernement congolais et les 28 agences des Nations Unies opérant en RDC. Parmi les résultats mis en avant figurent : l’adoption de plus de 30 lois dans des secteurs stratégiques ; la création de 31 414 emplois ;
l’amélioration de l’accès au financement pour plus de 110 000 personnes ; ainsi que la prise en charge multisectorielle de plus de 201 000 survivantes et survivants de violences basées sur le genre.
Des progrès ont également été signalés dans les domaines de la gouvernance environnementale et de la lutte contre le changement climatique. Malgré ces avancées, les participants ont reconnu que plusieurs obstacles continuent de ralentir la mise en œuvre des projets, notamment l’insécurité persistante dans certaines régions du pays, les difficultés d’accès humanitaire et le sous-financement des interventions prioritaires.
Pour 2026, le Système des Nations Unies prévoit 82 interventions prioritaires nécessitant un financement global estimé à 1,2 milliard de dollars américains. À ce stade, seulement 47 % des ressources ont été mobilisées, laissant un déficit évalué à près de 747 millions USD. Dans son intervention, Bruno Lemarquis a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à soutenir la RDC face aux crises sécuritaires, humanitaires et sociales qui affectent le pays.
Il a insisté sur l’importance d’un leadership national fort afin d’assurer une meilleure coordination entre les différents partenaires de développement et de renforcer l’impact des projets sur les populations. De son côté, Guylain Nyembo a plaidé pour une mobilisation accrue des investissements en faveur des provinces et des 145 territoires du pays, tout en appelant au soutien du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2).

À l’issue des travaux, le gouvernement congolais et les Nations Unies ont réaffirmé leur volonté commune de poursuivre la mise en œuvre du CCDD 2025-2029 afin d’accélérer le développement inclusif, durable et résilient en RDC.
Jhon Wanyanga


