À quelques semaines des épreuves certificatives, les écoles congolaises changent de rythme. Dans les cours de récréation, aux portes des salles de classe et bientôt dans les centres d’examens, le savon, les masques et la vigilance deviennent désormais des compagnons obligatoires.

Face à la menace d’Ebola signalée en Ituri et après la confirmation d’un cas à Goma, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de serrer la vis sanitaire dans tous les établissements scolaires du pays. Une riposte préventive destinée à éviter que les examens ne deviennent des foyers de propagation.
Dans une circulaire signée par le secrétaire général Juvénal Sanga Kaubo, les autorités éducatives reçoivent des consignes fermes : lavage systématique des mains, surveillance accrue des cas suspects, limitation des contacts physiques et respect strict de la distanciation dans les salles d’examens.
Le ministère recommande également le port correct du masque pour les élèves, enseignants, surveillants et agents administratifs pendant toute la période des évaluations. Même les gestes habituels du quotidien, comme les poignées de main ou les accolades, sont désormais déconseillés dans l’enceinte scolaire.

Au-delà des mesures barrières, Kinshasa veut surtout éviter la panique tout en sécurisant le calendrier scolaire. Les responsables d’écoles, inspecteurs et gestionnaires sont appelés à intensifier la sensibilisation auprès des élèves et des parents, avec un mot d’ordre clair : aucun relâchement ne sera toléré. Dans ce climat de vigilance, l’école congolaise tente de maintenir le cap entre continuité des examens et impératif sanitaire.
La rédaction de b-onetv.cd


