Le verdict est tombé comme un coup de massue sur les Moscovites. Après les graves incidents survenus jeudi dernier au stade Tata Raphaël lors du choc face au FC Les Aigles du Congo, la Linafoot a décidé de frapper fort contre AS V.Club. Et cette fois, le football congolais vient d’envoyer un message clair : les violences dans les stades auront désormais un prix.
Selon plusieurs informations relayées, le club vert et noir écope de sanctions particulièrement lourdes après les actes de vandalisme et les débordements ayant entraîné l’arrêt du match. La Linafoot aurait ainsi décidé : la défaite de l’AS V.Club par forfait sur le score de 0-3 ; une amende de 25 000 dollars américains ; la perte des recettes du match interrompu ; l’obligation de réparer tous les dégâts causés au stade Tata Raphaël ; l’organisation des prochains matchs à domicile à huis clos ; et la suspension du club de la Ligue 1 jusqu’au paiement intégral de l’amende.
Une batterie de sanctions qui témoigne de la volonté des instances sportives de reprendre le contrôle d’un championnat de plus en plus secoué par les tensions et les violences. Le choc entre V.Club et les Aigles du Congo avait basculé dans le chaos à quelques minutes de la fin alors que les deux équipes étaient à égalité.
Envahissements, bagarres, scènes de vandalisme et climat de panique avaient transformé cette affiche des play-offs de Illicocash Ligue 1 en soirée noire pour le football congolais. Aujourd’hui, c’est tout un symbole qui est touché. Institution historique du football national, l’AS V.Club se retrouve brutalement rappelée à l’ordre dans une affaire qui risque de laisser des traces sportives, financières et psychologiques importantes au sein du club.
Le huis clos imposé pour plusieurs rencontres représente notamment un coup dur pour l’ambiance légendaire des Bana Vea, réputés pour transformer chaque match à domicile en démonstration populaire. Mais au-delà du cas V.Club, cette décision ressemble aussi à un avertissement adressé à tout le championnat. La Linafoot semble vouloir montrer que l’ère de la tolérance face aux violences pourrait progressivement toucher à sa fin. Car depuis plusieurs saisons, les incidents dans les stades, les contestations arbitrales et les tensions autour des play-offs fragilisent sérieusement l’image du football congolais.
Reste désormais à savoir si ces sanctions suffiront réellement à changer les comportements ou si elles ne feront qu’alimenter davantage les frustrations dans un climat déjà extrêmement tendu autour de la compétition. Une chose est certaine : à Tata Raphaël, jeudi dernier, ce n’est pas seulement un match qui s’est arrêté. C’est tout le football congolais qui s’est retrouvé face à ses propres dérives.
Junior Kulele


