L’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo poursuit sa progression inquiétante en République Démocratique du Congo. En quelques jours seulement, le nombre de cas confirmés a connu une hausse significative, tandis que de nouvelles zones de santé basculent dans l’alerte maximale.
Selon les dernières données du Centre des opérations d’urgences de santé publique arrêtées au 21 mai, la RDC compte désormais 83 cas confirmés et 9 décès confirmés, contre 64 cas et 6 décès recensés la veille. Une accélération qui traduit l’intensification de la circulation du virus dans l’est du pays. L’Ituri apparaît aujourd’hui comme l’épicentre principal de cette flambée épidémique. Pas moins de sept zones de santé sont désormais touchées : Bunia, Rwampara, Mongbwalu, Bambu, Nyankunde, Nizi et Kilo.
À elles seules, ces zones ont enregistré 18 nouveaux cas confirmés ainsi que deux nouveaux décès supplémentaires. Les autorités sanitaires y signalent également une montée rapide des cas suspects et des personnes contacts, avec 70 nouveaux cas suspects recensés et 342 nouveaux contacts identifiés pour le suivi sanitaire. Autre évolution majeure : le Sud-Kivu rejoint officiellement la liste des provinces affectées.
La zone de santé de Miti-Murhesa a enregistré un nouveau cas confirmé ainsi qu’un décès lié au virus, confirmant l’expansion géographique de l’épidémie au-delà des foyers initiaux. Dans le Nord-Kivu, la vigilance reste également de mise. Un nouveau cas confirmé a été signalé dans la zone de santé de Katwa, tandis que Goma et Butembo n’ont enregistré aucun nouveau cas confirmé ces derniers jours.
Face à cette propagation, les équipes sanitaires multiplient les opérations de surveillance, de suivi des contacts et de riposte afin d’éviter une extension incontrôlée de l’épidémie dans les provinces voisines.
JK


