La machine du football congolais redémarre enfin, et elle le fait avec fracas. Après une longue attente marquée par les ajustements du calendrier et les enjeux organisationnels, la phase retour de la LINAFOOT s’annonce brûlante, avec un premier rendez-vous qui fait déjà trembler les supporters : AS Vita Club contre TP Mazembe.
Le mythique Stade Tata Raphaël accueillera ce duel XXL le 31 mai prochain dans une ambiance qui promet d’être volcanique. Deux géants du football national, deux institutions historiques… tous les ingrédients sont réunis pour un affrontement qui pourrait déjà faire basculer la suite du championnat. À Kinshasa, l’heure est à la mobilisation générale. Les Bana Vea veulent frapper fort devant et prouver qu’ils restent capables de renverser la hiérarchie.
En face, les Corbeaux de Lubumbashi avancent avec leur costume de favoris et l’ambition de poursuivre leur domination sur le football congolais. Ce classico arrive dans un contexte particulier, alors que le ministère des Sports et Loisirs vient d’accorder une prolongation exceptionnelle de la saison sportive. La FECOFA bénéficie désormais d’un délai supplémentaire de 20 jours, soit jusqu’au 20 juin 2026 à minuit, afin de permettre l’achèvement du championnat.
Une décision importante qui offre un second souffle à la compétition et permet à la LINAFOOT de maintenir la cadence dans cette dernière ligne droite où chaque rencontre peut devenir décisive. Mais au-delà du choc V.Club–Mazembe, cette phase retour promet une lutte totale sur tous les terrains. FC Les Aigles du Congo croisera le fer avec FC Saint Éloi Lupopo dans un duel qui sent déjà la tension, pendant que AS Maniema Union tentera d’imposer son rythme face au CS Don Bosco.
À mesure que le championnat approche de son dénouement, la pression monte dans tous les camps. Entre ambitions de titre, bataille pour les places africaines et lutte pour l’honneur, chaque match devient une finale avant l’heure. Le football congolais entre désormais dans sa période la plus intense. Et cette fois, plus personne n’a droit à l’erreur.
JK


