La route vers la Coupe du monde 2026 passe désormais par la Belgique. Dans un contexte marqué par les inquiétudes sanitaires liées à l’épidémie d’Ebola en RDC, les Léopards ont choisi l’anticipation, la prudence… et la continuité. Exit Kinshasa pour le début du rassemblement : la sélection congolaise a finalement décidé d’installer son camp de préparation à Chaudfontaine, avec des séances d’entraînement prévues au centre du Standard de Liège.
Une décision forte, stratégique et hautement symbolique, prise pour éviter tout risque susceptible de perturber la participation congolaise au plus grand rendez-vous du football mondial. Alors que plusieurs rumeurs évoquaient une possible désorganisation de la préparation des Léopards à cause des nouvelles mesures sanitaires internationales, la Fédération Congolaise de Football Association a rapidement rassuré l’opinion.
Le programme est maintenu. Les matchs amicaux aussi. Les hommes de la RDC affronteront notamment l’Équipe du Danemark de football le 3 juin avant un duel face à l’Chili de football le 9 juin, deux tests grandeur nature avant le départ vers les États-Unis. Mais derrière cette organisation minutieuse se cache une réalité plus sensible : la nécessité absolue de respecter les protocoles sanitaires imposés par les autorités américaines dans le contexte de l’épidémie d’Ebola qui touche certaines régions de la RDC.
Le rassemblement initialement prévu à Kinshasa a finalement été annulé. Une décision concertée entre la FECOFA, le staff technique et les partenaires internationaux du football congolais. Le samedi 23 mai 2026, une importante réunion par visioconférence s’est tenue entre le président de la FECOFA, Veron Mosengo Omba, la 4e vice-présidente de la fédération ainsi que des représentants de la FIFA. Au cœur des échanges : l’impact de l’épidémie sur la sélection nationale, son encadrement et les supporters appelés à accompagner l’équipe aux États-Unis.
Durant cette réunion, la FECOFA a expliqué avoir pris toutes les dispositions nécessaires afin de protéger les joueurs et de respecter les exigences sanitaires américaines. La fédération a notamment insisté sur un élément clé : la majorité des joueurs convoqués évoluent déjà en Europe, tout comme une grande partie du staff technique. Une manière de rassurer sur l’absence de risque immédiat de contamination au sein du groupe.
Autre mesure importante : les membres du staff partis de Kinshasa ont quitté le pays depuis le 20 mai 2026 et passeront plus de 21 jours en Europe avant leur entrée sur le territoire américain, conformément aux nouvelles dispositions sanitaires. Malgré le climat sanitaire tendu, l’élan populaire autour des Léopards reste intact. À Kinshasa comme dans la diaspora, les supporters continuent de rêver d’un parcours historique au Mondial 2026.
Mais une autre inquiétude monte désormais chez les fans : celle des visas. Plusieurs supporters congolais ayant déjà acheté leurs billets pour assister aux matchs aux États-Unis n’ont pas pu obtenir leurs documents de voyage en raison des nouvelles restrictions administratives américaines. Sur ce dossier également, la FECOFA a saisi la FIFA. Selon la fédération congolaise, l’instance mondiale du football s’est engagée à examiner la proposition visant à rembourser les supporters concernés.
À quelques semaines du Mondial, la RDC joue déjà un premier match en dehors du terrain : celui de l’adaptation, de la gestion sanitaire et de la crédibilité organisationnelle. En choisissant la Belgique comme base arrière de préparation, les Léopards veulent envoyer un message clair : rien ne doit freiner leur rêve américain. Et malgré les obstacles, toute une nation continue d’avancer derrière eux, portée par l’espoir de voir le drapeau congolais briller enfin sur la scène mondiale.
Junior Kulele


