Le malaise grandit au sein des administrations communales de Kinshasa. Les bourgmestres des différentes communes de la capitale congolaise ont décidé de sortir de leur réserve pour dénoncer une situation qu’ils jugent “alarmante” : depuis leur nomination en 2022, ils affirment n’avoir perçu aucun salaire. Une révélation qui jette une lumière crue sur les difficultés de fonctionnement des institutions locales dans la capitale.
Chargés d’assurer l’autorité de l’État au plus près de la population, ces responsables communaux disent exercer leurs fonctions dans des conditions particulièrement précaires, malgré l’ampleur des responsabilités qui leur incombent au quotidien.Selon leurs déclarations, plusieurs démarches auraient déjà été entreprises auprès des autorités compétentes afin de trouver une issue à cette situation, sans résultat concret jusqu’à présent. Une réalité qui, selon eux, fragilise davantage le fonctionnement des communes et complique la gestion des services de proximité.
Cette dénonciation publique remet au centre du débat la question de la prise en charge des animateurs des entités territoriales décentralisées. Dans une ville confrontée à d’importants défis urbains, sécuritaires et sociaux, les bourgmestres constituent pourtant un maillon essentiel entre l’administration centrale et les citoyens. Au-delà de la question salariale, certains observateurs estiment que cette crise traduit les limites structurelles de la gouvernance locale en République démocratique du Congo, où plusieurs institutions décentralisées peinent encore à fonctionner avec des moyens suffisants.
Alors que les attentes des populations restent immenses dans les communes de Kinshasa, cette situation risque d’alimenter davantage le débat sur la réforme de l’administration publique et les conditions de travail des autorités locales.
La rédaction de b-onetv.cd


