La capitale congolaise a vibré comme rarement ce mercredi soir. Au coup de sifflet final du match opposant la République démocratique du Congo au Portugal (1-1), Kinshasa s’est transformée en une immense scène de célébration populaire. Des avenues principales aux quartiers périphériques, des klaxons, des chants et des cris de joie ont envahi la ville pour saluer la performance héroïque des Léopards, auteurs d’un exploit retentissant pour leur grand retour à la Coupe du monde après 52 ans d’absence.

Face à l’une des sélections les plus redoutées du tournoi et à la superstar Cristiano Ronaldo, les hommes de Sébastien Desabre ont livré une prestation pleine de courage, de solidarité et de détermination. Menés dès la 6e minute sur un but de João Neves, les Congolais n’ont jamais baissé les bras avant d’arracher l’égalisation grâce à un Yoane Wissa entré dans l’histoire en devenant le premier joueur congolais à inscrire un but en Coupe du monde.
À Kinshasa, ce match nul a eu la saveur d’une victoire. Dans plusieurs communes de la capitale, les supporters ont célébré ce résultat comme un véritable triomphe. Les maillots bleu ciel étaient de sortie, les drapeaux congolais flottaient aux fenêtres des véhicules et les chants à la gloire des Léopards résonnaient jusque tard dans la nuit. Pour beaucoup de Congolais, ce point décroché face au Portugal vaut bien plus qu’un simple résultat comptable. Il symbolise le retour du Congo parmi les grandes nations du football mondial et confirme que les Léopards ne sont pas venus aux États-Unis pour faire de la figuration.
L’exploit prend d’autant plus de relief que le Portugal figurait parmi les grands favoris du groupe K. Mais les Fauves congolais ont démontré qu’avec du caractère, de la discipline et de la foi, aucun adversaire n’est intouchable. Désormais, tous les regards sont tournés vers le prochain rendez-vous face à la Colombie. Portés par la ferveur d’un peuple entier et galvanisés par cette première performance historique, les Léopards abordent la suite de la compétition avec une confiance renouvelée. À Kinshasa comme dans tout le pays, une conviction commence à s’installer : cette Coupe du monde pourrait bien devenir celle de tous les possibles.
Junior Kulele


