La capitale congolaise pourrait connaître d’importantes perturbations dans les transports en commun les lundi 22 et mardi 23 juin 2026. La Synergie des associations des chauffeurs a appelé l’ensemble de ses membres à observer un arrêt de travail de deux jours pour protester contre ce qu’elle qualifie de multiples abus dont sont victimes les conducteurs sur les routes de Kinshasa.
Dans un communiqué adressé à ses adhérents, l’organisation demande aux chauffeurs de rester à la maison durant ces deux journées, avec un mot d’ordre sans équivoque : aucun véhicule ne devra circuler dans le cadre de cette action de protestation. À travers ce mouvement, les chauffeurs dénoncent notamment les tracasseries administratives et routières auxquelles ils sont confrontés quotidiennement. Ils pointent également du doigt les pratiques irrégulières et la corruption qui, selon eux, continuent d’alourdir leurs charges d’exploitation.
La Synergie des associations des chauffeurs fustige par ailleurs la prolifération des missions mixtes jugées abusives, l’existence de bureaux et d’agents fictifs, la multiplication des barrières routières ainsi que les paiements illégaux imposés aux conducteurs dans plusieurs points de la ville. Pour les organisateurs de la grève, les chauffeurs sont aujourd’hui soumis à une pression excessive. Ils estiment être trop taxés, trop contrôlés et constamment harcelés par différents services intervenant dans le secteur du transport urbain.
Les responsables de la Synergie affirment avoir à plusieurs reprises attiré l’attention des autorités provinciales sur cette situation. Dans une correspondance adressée au gouverneur de la ville de Kinshasa, ils indiquent avoir transmis plusieurs rapports, recommandations et propositions de solutions, tout en participant à diverses réunions de concertation.
Malgré ces démarches, les chauffeurs regrettent qu’aucune mesure concrète n’ait été prise jusqu’à présent pour répondre à leurs préoccupations. Ils réclament désormais une intervention urgente des autorités ainsi que des réformes durables susceptibles d’assainir le secteur. Si le mouvement est largement suivi, Kinshasa pourrait faire face à un sérieux ralentissement de ses activités économiques et administratives, des millions d’usagers dépendant quotidiennement des transports en commun pour leurs déplacements.
La rédaction de b-onetv.cd


