De retour à Kinshasa après une participation remarquée à la 22ᵉ édition du Tour cycliste du Cameroun, les Léopards cyclistes de la République démocratique du Congo ont été présentés à la presse lors d’une conférence organisée par la Fédération Congolaise de Cyclisme (FECOCY en sigle…), mercredi 17 juin.

Cette rencontre avec les médias avait pour objectif de célébrer la prestation de la sélection congolaise, qui a réussi à faire flotter haut les couleurs nationales grâce notamment à la victoire de Joël Kyaviro lors de la neuvième étape de la compétition. Si la satisfaction était perceptible au sein de la délégation congolaise, le bilan dressé par les responsables de la fédération a également mis en lumière les nombreuses difficultés rencontrées avant et pendant l’épreuve.
Prenant la parole devant les journalistes, le premier vice-président de la FECOCY, Rachidi Kongolo, s’est félicité des résultats obtenus par les coureurs congolais malgré des conditions loin d’être idéales. Il a notamment regretté l’absence d’un accompagnement conséquent des pouvoirs publics pour la préparation de l’équipe, l’hébergement et la prise en charge des athlètes engagés dans cette prestigieuse compétition continentale.
Même constat du côté de Joël Kyaviro. Le héros congolais du Tour du Cameroun a révélé les obstacles auxquels lui et ses coéquipiers ont dû faire face. Entre une préparation jugée insuffisante, un déficit d’équipements adaptés et des problèmes techniques liés aux vélos, les Léopards ont dû compter davantage sur leur détermination que sur les moyens mis à leur disposition.
L’athlète a également souligné que la RDC n’avait aligné que quatre coureurs au lieu des six autorisés par le règlement, une situation directement liée au manque de ressources financières. Malgré ces contraintes, la performance réalisée au Cameroun ouvre de nouvelles perspectives pour le cyclisme congolais. Grâce à sa victoire d’étape, Joël Kyaviro a récolté de précieux points au classement de l’Union Cycliste Internationale (UCI), renforçant ainsi son ambition de représenter la RDC aux prochains Jeux olympiques.
Pour atteindre cet objectif, le coureur estime indispensable de participer régulièrement aux compétitions internationales afin d’accumuler davantage de points et d’expérience. Plusieurs invitations à d’autres Tours africains pourraient prochainement parvenir à la RDC, mais leur concrétisation dépendra largement des moyens qui seront mobilisés.
Face à cette situation, la Fédération Congolaise de Cyclisme lance un appel pressant aux autorités afin qu’elles accordent une attention particulière à cette discipline qui, malgré des moyens limités, continue de produire des résultats encourageants sur la scène continentale. Le message des cyclistes est clair : le talent existe, les ambitions aussi. Reste désormais à créer les conditions nécessaires pour permettre au cyclisme congolais de franchir un nouveau palier.
Patrick Ossomba


