Nouveau rebondissement dans le dossier judiciaire de Nathanaël Onokomba. Après plus de cinq mois de détention, le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe s’est déclaré incompétent pour juger cette affaire, une décision que la défense considère comme un tournant majeur de la procédure. Poursuivi pour apologie du terrorisme et négation des crimes contre l’humanité ainsi que des crimes de guerre commis dans l’Est de la République démocratique du Congo, le président du mouvement Congo Qui Inspire voit son dossier prendre une nouvelle orientation.
Selon son avocat, Me Godefroy Mwanabwato, le tribunal a d’abord examiné le premier chef d’accusation, celui d’apologie du terrorisme, avant de conclure qu’il n’était pas juridiquement constitué. Or, cette infraction constituait le fondement même de la compétence de la juridiction militaire. « Dès lors que la première prévention n’est pas établie, le juge a considéré qu’il était inutile d’examiner la seconde », a expliqué l’avocat, estimant que cette conclusion conduisait logiquement le tribunal à se déclarer incompétent.
Pour la défense, cette décision vient conforter la position qu’elle défend depuis l’ouverture de la procédure. Me Mwanabwato soutient que les poursuites engagées contre son client ne reposaient sur aucune base juridique solide et dénonce les conditions dans lesquelles Nathanaël Onokomba est détenu depuis plus de cinq mois.
À la suite de cette décision, le mouvement Congo Qui Inspire appelle désormais à l’application immédiate de toutes les conséquences légales qui en découlent, notamment la remise en liberté de son président, estimant que son maintien en détention ne se justifie plus au regard de la décision rendue par le Tribunal militaire.


